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CANCER du POUMON RÉFRACTAIRE : Un anticancéreux existant bloque la croissance tumorale

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 4 semaines
Science Translational Medicine
Plus de 1,5 million de personnes meurent chaque année dans le monde, d’un cancer du poumon.

Plus de 1,5 million de personnes meurent chaque année dans le monde, d’un cancer du poumon. Cet anticancéreux déjà approuvé pour le traitement de certains types de cancer s’avère pouvoir bloquer la croissance cellulaire dans une forme courante de cancer du poumon pour lequel il n'existe actuellement aucun traitement spécifique disponible. C’est le résultat d’une étude menée à l'Université de Glasgow à paraître dans Science Translational Medicine. L’étude suggère ainsi qu'un grand nombre de patients pourraient bénéficier de cet inhibiteur EGFR de deuxième génération en combinaison avec des thérapies standards.

 

Les scientifiques espèrent que le traitement pourra être utilisé en clinique dans un proche avenir, puisqu'il est déjà approuvé pour le traitement d'autres cancers. Ils rappellent que les cancers du poumon tuent plus de personnes dans le monde que les cancers de tout autre organe et, l'adénocarcinome, étudié ici, par les chercheurs est le sous-type le plus fréquent de cancer du poumon.

 

KRAS conduit un tiers des adénocarcinomes : un tiers des adénocarcinomes portent un gène mutant appelé KRAS, qui, selon les chercheurs, nécessite l'activité de l'un des quatre récepteurs du facteur de croissance EGFR / ERBB pour stimuler la prolifération cellulaire. Il n'y a actuellement aucun médicament inhibiteur de KRAS disponible pour le traitement de ces cancers et les médicaments EGFR de première génération n'ont pas montré de bénéfice pour cette forme de cancer. Ici les scientifiques de Glasgow montrent que, contrairement aux inhibiteurs de l'EGFR de première génération, un inhibiteur de l'EGFR de deuxième génération, « multi-ERBB » parvient à bloquer -in vivo- la prolifération des cellules cancéreuses avec mutation de KRAS.  

 

Un besoin urgent de nouvelles stratégies : l'auteur principal, Dr Daniel Murphy, maître de conférences à l'Institut des sciences du cancer de l'Université commente ces résultats : « Il existe un besoin urgent de nouvelles stratégies pour un traitement plus efficace du cancer du poumon à KRAS ; ces résultats marquent une percée prometteuse qui, nous l'espérons, pourra bientôt bénéficier aux patients ». L’inhibiteur multi-ERBB utilisé en combinaison avec un autre médicament contre le cancer appelé Trametinib, permet ici chez la souris de prolonger la survie.

 

Il reste à réduire les effets indésirables : les effets secondaires indésirables de ces médicaments sur les tissus normaux demeurent préoccupants. Toutefois, de nouvelles stratégies visant à limiter la distribution de ces médicaments au site tumoral pourraient réduire ces effets secondaires et améliorer considérablement l'utilité de cette classe de médicaments.

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