CANCER du SEIN : La fragilité glabale prédit la mortalité
Cette équipe de médecins et chercheurs du Hebrew SeniorLife Institute for Aging Research (Harvard, Boston) établit un lien entre la fragilité et le taux de mortalité à 5 ans chez les femmes âgées atteintes d'un cancer du sein. Ces résultats, présentés dans le JAMA Network Open soulignent l'importance du suivi et de la prise en charge de la fragilité pour améliorer les chances de survie, chez ce groupe de patientes.
Le message est celui d’un suivi plus rigoureux de l'évolution de la fragilité, - en particulier durant la chimiothérapie- une mesure de la diminution des capacités physiologiques entraînant de la fatigue, un ralentissement de la marche, une faiblesse musculaire voire la sarcopénie, l’inactivité physique et la perte de poids. Car le niveau de fragilité apparaît directement associé à la survie à 5 ans chez ces femmes plus âgées atteintes d'un cancer du sein.
L'importance du suivi de la fragilité tout au long du traitement du cancer
L’étude précise en effet les trajectoires de fragilité après une chimiothérapie et la mortalité auprès de 20.292 femmes âgées de 65 ans et plus, atteintes d'un cancer du sein de stade I à III. L’analyse révèle que :
-
4,5 % des femmes suivent des trajectoires de fragilité non résilientes
c’est-à-dire caractérisées par une diminution significative de la réserve physiologique et en particulier après le début de la chimiothérapie ;
- ces mêmes participantes présentent des résultats de survie significativement moins bons que les patientes suivant des trajectoires de fragilité plus stables ou en amélioration ;
- bien que constituant un groupe minoritaire de l’échantillon, ces participantes ont des taux de mortalité nettement plus élevés ;
- en revanche, les participantes ayant conservé leur force ou ayant récupéré d'une diminution temporaire du capital physiologique, ont de meilleurs taux de survie.
L'étude illustre la nécessité de poursuivre les recherches pour déterminer si l'évolution de la fragilité peut prédire d'autres conséquences importantes pour la santé, comme le risque de chutes ou d’hospitalisations.
Quelles implications ? D’ores et déjà, l'analyse appelle à soutenir les patientes à risque élevé, notamment celles souffrant de problèmes de santé préexistants, par des interventions ciblées telles que des conseils nutritionnels, un programme d’exercice physique adapté et une meilleure gestion des effets secondaires des traitements.
Enfin, ces conclusions soulignent que la fragilité n'est pas un état statique, mais qu'elle peut évoluer au fil du temps, en particulier pendant le traitement contre le cancer. En suivant de près les trajectoires de fragilité, les professionnels de santé peuvent mieux identifier les patientes à risque accru et mettre en œuvre des interventions opportunes pour améliorer les chances de survie.
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