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CANCER du SEIN : Le colorant qui évite les marges positives

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 1 semaine
PLoS ONE
L’agent de contraste profite de l’angiogenèse tumorale (AdobeStock_243711879)

Cette étude préclinique de l'Université de Pennsylvanie révèle une nouvelle substance qui brille sous lumière proche infrarouge et éclaire la tumeur. Cet agent de contraste, documenté dans la revue PLoS ONE, qui permet au chirurgien de mieux discerner et cerner le cancer va permettre des «marges propres», un objectif majeur de la chirurgie d'excision du cancer.

 

Car même si le chirurgien ne laisse qu’un petit fragment de tissu cancéreux, cela augmente considérablement le risque d'une récidive locale et/ou de propagation de la maladie, réduit les chances de rémission ou la durée de survie sans progression.

L’agent de contraste exploite l’angiogenèse tumorale

Le colorant qui brille sous la lumière infrarouge proche vient s'accumule de préférence dans les cellules cancéreuses. Testé ici chez l’animal modèle de tumeur mammaire, le colorant permet en effet « d’éclairer » non seulement les tumeurs mais aussi les cellules cancéreuses qui se sont propagées aux ganglions lymphatiques. L'équipe de recherche estime aujourd’hui que sa technique pourrait améliorer considérablement les résultats de chirurgies conservatrices de cancer du sein.

 

Administré par voie intraveineuse, cet agent de contraste, le vert d'indocyanine (ICG : indocyanine green), est approuvé par la FDA ; il brille sous lumière infrarouge et permet de discerner le tissu cancéreux dans différents types de cancer. L'ICG qui s'écoule à travers les vaisseaux sanguins s’accumule prioritairement dans les tumeurs à angiogenèse plus rapide que dans les tissus sains.

Les tumeurs plus agressives accumulent plus de colorant.

 

La technique permet une excision plus précise des tumeurs mammaires en évitant les marges chirurgicales positives. Chez l’animal, elle permet d’identifier la maladie métastatique propagée aux les ganglions lymphatiques. Ce nouvel agent de contraste permettrait d’éviter l’agent radioactif administré en médecine humaine dans le sein pour identifier les ganglions lymphatiques drainants ou «sentinelles ».

 

L’injection de l’ICG juste avant la chirurgie permettrait de mieux définir des «marges propres» pour l’excision et d’identifier les ganglions lymphatiques problématiques avec une meilleure précision.

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