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CANCER du SEIN : L’hormone de stress synthétique qui réduit les métastases

Actualité publiée il y a 1 semaine 3 jours 20 heures
EMBO Molecular Medicine
La dexaméthasone, hormone de stress synthétique, pourrait réduire les métastases du cancer du sein (Visuel Adobe Stock 1031587846)

La dexaméthasone, hormone de stress synthétique, pourrait réduire les métastases du cancer du sein, conclut cette équipe de l’Université de Bâle qui démontre que la dexaméthasone, un médicament déjà utilisé en complément des traitements anticancéreux pour atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie, combat également les métastases dans certains types de cancer du sein. Ces travaux, publiés dans la revue EMBO Molecular Medicine, révèlent comment un même médicament peut avoir des effets très différents sur les différentes formes de cancer du sein.

 

La dexaméthasone est une substance de signalisation synthétique dont l'effet est similaire à celui du cortisol, l'hormone du stress naturellement présente dans l'organisme.

 

Le cancer du sein de sous-type « récepteurs aux œstrogènes positifs » (ER+) peut généralement être traité par hormonothérapie. La cible de cette thérapie est le récepteur des œstrogènes, hyperactif dans ces tumeurs et responsable d'une division cellulaire anormale. L'hormonothérapie utilise des médicaments qui désactivent ou dégradent le récepteur des œstrogènes, ralentissant ainsi la croissance des cellules cancéreuses. Cependant, ce type de tumeur forme parfois des métastases qui deviennent résistantes à l'hormonothérapie.

 

L’étude, préclinique, menée sur des souris modèles et porteuses de tumeurs ER+ résistantes au traitement, montre que :

 

  • la dexaméthasone peut combattre précisément ces métastases résistantes au traitement ;
  • la dexaméthasone a réduit les métastases hépatiques et prolongé la survie des animaux.
  • la dexaméthasone active le récepteur des glucocorticoïdes. Ce dernier, à son tour, supprime la production du récepteur des œstrogènes ;
  • les cellules cancéreuses perdent leur principal moteur de croissance ;
  • des travaux complémentaires menés in vitro sur des tissus tumoraux dérivés de patientes, cultivés en laboratoire sous forme d'organoïdes permettent d’observer que
  • la quantité de récepteurs d'œstrogènes diminue avec l'ajout de dexaméthasone.

 

En conclusion, « la dexaméthasone pourrait soutenir directement certaines thérapies contre le cancer du sein, et pas seulement comme traitement concomitant des nausées et de l'inflammation », précise l’auteur principal, le Dr Charly Jehanno.

 

Des essais cliniques devront cependant valider ces résultats, en particulier la perte de récepteurs d'œstrogènes, directement chez des patientes atteintes d'un cancer du sein.

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