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CANCER : Le mode de vie pèse au moins pour 20 % du risque

Actualité publiée il y a 7 mois 1 semaine 6 jours
BMC Medicine
Une plus grande adhésion à un mode de vie sain est associée à un risque plus faible de cancer (Visuel Adobe Stock 279455077)

Cette conclusion soit une plus grande adhésion à un mode de vie sain est associée à un risque plus faible de cancer ne surprendra personne. Cependant ce rappel des principales mesures de mode de vie ayant un impact significatif sur les différents types de cancer, reste utile. D’autant que ces conclusions, publiées dans la revue BMC Medicine font valoir une réduction ainsi possible du risque comprise entre 16 % et jusqu’à plus de 30 % pour certains cancers.

 

Il s’agit ici précisément des recommandations de prévention du cancer du World Cancer Research Fund/American Institute for Cancer Research (WCRF/AICR) basées sur des preuves d’efficacité scientifiques. Parmi ces principales directives, figurent le maintien d’un poids de santé, la pratique régulière d’une activité physique, l’adhésion à une alimentation riche en céréales complètes, en légumes, fruits et haricots, mais pauvre en aliments hautement transformés, en viande rouge et transformée, en boissons sucrées ainsi qu’une consommation modérée d’alcool.

Une réduction possible de 16 à 30 % selon les ypes de cancers

L’étude porte sur la relation entre le niveau d’adhésion à ces recommandations et le risque de cancer à travers l’analyse des données de la UK Biobank de 94.778 participants, âgés en moyenne de 56 ans. Les chercheurs ont pris en compte les données autodéclarées sur l’alimentation et l’activité physique, l’indice de masse corporelle (IMC) et le tour de taille afin de définir un score d’adhésion maximum de 7 points. Les données du registre du cancer ont permis de calculer l'incidence des nouveaux cancers sur une période moyenne de 8 ans. D’autres données de confusion possibles, dont l'âge, le sexe, la situation socio-économique, l'origine ethnique et le statut de fumeur ont également été prises en compte. L’analyse révèle :

 

  • sur l’ensemble des participants, un score moyen d’observance des recommandations de 3,8 points ;
  • 8 % des participants, soit 7.296 ont développé un cancer au cours du suivi ;
  • une plus grande adhésion aux recommandations est bien confirmée comme associée à un risque plus faible de tous cancers confondus ;
  • chaque augmentation d’1 point du score d’adhésion est associée à une réduction du risque de 7 % ;
  • vs un score d’observance de 3,5 points ou moins, un score de 4,5 points ou plus est associé à une réduction moyenne du risque de 16 % tous cancers confondus ;
  • chaque augmentation d'1 point du score est associée à un risque inférieur de 10 % de cancer du sein, de 10 % de cancer colorectal, de 18 % de cancer du rein, de 16 % de cancer de l'œsophage, de 22 % de cancer du foie, de 24 % de cancer de l'ovaire et de 30 % de cancer de la vésicule biliaire.

 

Si ces résultats soutiennent, sans surprise, ces recommandations de mode de vie, ils permettent de peser l’importance considérable de ces facteurs environnementaux, et précisément évitables, dans le développement de la maladie. Si la nature observationnelle de l’étude ne démontre pas la relation entre le mode de vie et le risque de cancer, les bénéfices plus largement associés à ces recommandations et la cohérence de ces conclusions avec celles de précédentes recherches, sensibilisent médecins et patients, à minimiser au maximum ces facteurs de risque.


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