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CANCER : Obésité et réponse favorable à l'immunothérapie, un nouveau paradoxe ?

Actualité publiée il y a 1 année 4 mois 4 jours
JAMA Oncology
Un surpoids est parfois associé à un gain de survie en cas de cancer (et d'immunothérapie)

Un IMC élevé peut, dans certaines situations cliniques rares, apporter un bénéfice. C'est ce qu'on appelle "un paradoxe de l'obésité" : cette étude de l’Université Flinders (Australie) montre ainsi qu’un surpoids est parfois associé à un gain de survie en cas de cancer. Cette analyse, présentée dans le JAMA Oncology, qui suggère précisément un lien entre un IMC élevé et une réponse favorable à l'immunothérapie appelle à d'autres recherches sur cet éventuel caractère protecteur de l'IMC élevé contre le cancer.

 

2,8 millions de personnes meurent chaque année dans le monde des suites d'une surcharge pondérale ou d’une obésité (Source OMS). Le surpoids et l'obésité entraînent des effets métaboliques indésirables sur la pression artérielle, le cholestérol, les triglycérides et la résistance à l'insuline. Les risques de maladie coronarienne, d'accident vasculaire cérébral ischémique et de diabète de type 2 augmentent de manière dose-dépendante avec l'augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC). Cependant dans certains cas bien particuliers, "l'obésité peut protéger".

Un résultat surprenant, en contradiction avec les mises en garde sur les risques liés au surpoids et à l’obésité

L’auteur principal, le Dr Ganessan Kichenadasse, chercheur en oncologie médicale au Flinders Center for Innovation in Cancer rappelle qu’un IMC supérieur à la moyenne ou élevé est corrélé à un un risque accru de cancers, de diabète, de maladie cardiovasculaire, cependant il peut dans certains cas, améliorer les chances de survie dans certains cancers. Son équipe a effectué une analyse des différents essais cliniques réalisés sur l'atézolizumab, un traitement d'immunothérapie commun pour le cancer du poumon non à petites cellules. Parmi les 1.434 participants suivis, 49% étaient de poids normal, 34% étaient en surpoids et 7% étaient obèses. L’analyse conclut à une meilleure réponse au traitement, chez les patients à IMC élevé.

 

  • Un IMC élevé et l'obésité peuvent être associés à une réponse favorable à l'immunothérapie : l’équipe du Flinders constate en effet, à travers l’analyse de 4 essais cliniques, que les patients à IMC élevé (>25 kg / m2) bénéficient d’une réduction significative de mortalité avec l'immunothérapie par atezolizumab.

 

« Il s'agit d'un résultat intéressant qui appelle à des recherches supplémentaires portant sur d’autres traitements et d’autres cancers », commente l’auteur principal : « nous devons, en particulier, mener d'autres études sur le lien possible entre l'IMC et l'inflammation associée, ce qui pourrait nous permettre d’identifier les mécanismes sous-jacents à cette réponse paradoxale au traitement du cancer ». De précédentes études ont traité du « paradoxe de l'obésité », un « phénomène » dans lequel l'obésité peut avoir certains effets protecteurs contre la maladie.

Ce phénomène de réponse à l’immunothérapie semble donc -avec cet avantage de survie- constituer un nouveau paradoxe de l'obésité.

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