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CÉCITÉ : Création de la première rétine de synthèse, bio et base d'eau

Actualité publiée il y a 2 années 3 mois 1 semaine
Scientific Reports

A ce stade, cette rétine bio, synthétique et à base d’eau, n'a été testée qu’en laboratoire, mais les chercheurs vont rapidement explorer ses utilisations possibles in vivo. Développée par un étudiant et une équipe d'Oxford c’est la première rétine synthétique pour malvoyants. Une innovation présentée dans les Scientific Reports.

Elle se compose de gouttelettes d'eau douce (hydrogels) et de protéines biologiques de cellules membranaires. Conçue comme une caméra, ses cellules agissent comme des pixels, détectent et réagissent à la lumière pour créer des images en noir et blanc (Voir visuel de gauche).


Jusqu'à présent, les différentes équipes de recherche sur la rétine artificielle n'avaient utilisé que des matériaux rigides et durs. Vanessa Restrepo-Schild, étudiante de 24 ans à l'Université d'Oxford est la première à utiliser avec succès des tissus biologiques et synthétiques développés en laboratoire. Son développement est dans l'esprit de nouvelles technologies moins invasives qui viennent s'inspirer de tissus corporels humains pour traiter les maladies oculaires dégénératives telles que la rétinite pigmentaire. La nouvelle rétine fonctionne comme une caméra dont les pixels réagissent à la lumière. Composée des gouttelettes d'eau douce (hydrogels) et des protéines biologiques, elle imite de près le processus naturel de la rétine humaine. Les cellules protéiques transforment la lumière en signaux électriques qui traversent le système nerveux, déclenchant une réponse du cerveau, créant finalement une image. Le dispositif génère ainsi des signaux électriques qui stimulent les neurones au fond de l'œil tout comme le ferait une rétine originale.

Un implant « bio » mieux toléré : Ces données montrent que contrairement aux implants rétiniens artificiels existants, ces cultures cellulaires ont l'avantage d'être créées à partir de matériaux naturels biodégradables et ne contiennent pas de corps étrangers ou d'entités vivantes. La rétine est ainsi moins invasive qu'un implant « mécanique » et moins susceptible d'entraîner une réaction indésirable : « L'œil humain est incroyablement sensible, c'est pourquoi les corps étrangers comme les implants rétiniens métalliques peuvent être très dommageables, en entraînant une inflammation et des complications. Cet implant biologique synthétique à base d'eau est beaucoup mieux toléré ».

Un brevet est déjà déposé et la prochaine étape sera de tenter d'élargir la fonction de la rétine à la reconnaissance de différentes couleurs, formes et symboles. Puis de passer au stade de recherche in vivo.

18 April 2017 doi:10.1038/srep46585 Light-Patterned Current Generation in a Droplet Bilayer Array (Visuel@Oxford University)

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