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CHOLESTÉROL et MALADIE CARDIAQUE : Un lien incohérent chez de nombreux patients

Actualité publiée il y a 2 années 3 mois 4 jours
JAMA Internal Medicine
Cette méta-analyse gomme-t-elle la pléthore de recherches qui affirment le contraire et documentent le lien entre l’hypercholestérolémie et le risque cardiovasculaire ? (Visuel Adobe Stock 49979738)

Cette méta-analyse gomme-t-elle le très grand nombre de echerches qui documentent le lien entre l’hypercholestérolémie et le risque cardiovasculaire ? Va-t-elle jusqu’à remettre en question jles directives les plus basiques et les plus universelles de la détection et de la gestion des troubles cardiovasculaires ? Pourtant, son message et celui de ses auteurs du Royal College of Surgeons in Ireland (RCSI, Dublin) est clair : le lien entre le «mauvais» cholestérol (LDL-C) et les mauvais résultats de santé cardiovasculaire, dont les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC), n'est peut-être pas aussi solide qu'on le pensait jusque-là.

Publiée dans le JAMA Internal Medicine, cette nouvelle analyse de la littérature remet également en question l'efficacité des statines lorsqu'elles sont prescrites dans le seul but de faire baisser le LDL-C pour réduire le risque de maladies cardiovasculaires (MCV).

 

De précédentes recherches citées par les chercheurs ont suggéré que l'utilisation de statines pour abaisser le LDL-C induit de meilleurs résultats de santé cardiovasculaire, les statines font ainsi plus que partie des recommandations, en cas de cholestérol élevé, de prévention des maladies cardiovasculaires.

 

Les statines sont plus que couramment prescrites, près d’un tiers des adultes âgés de plus de 50 ans des pays riches en prenant. Par ailleurs, si leurs avantages ont été de nombreuses fois confirmés, leurs effets secondaires sont en revanche, de plus en plus discutés, en faisant presque un traitement « universel », voire une prophylaxie généralisée chez les plus âgés.  

 

Cette méta-analyse de 21 essais cliniques randomisés en prévention primaire et secondaire qui examinaient l'efficacité des statines pour réduire la mortalité totale et les résultats cardiovasculaires, montre une hétérogénéité significative mais aussi, chez les patients répartis pour recevoir un traitement par statines vs témoins :

 

  • des réductions du risque absolu de 0,8 % pour la mortalité toutes causes,

  • 1,3 % pour l'infarctus du myocarde,
  • 0,4 % pour l'AVC
  • des réductions du risque relatif de 9 %, 29 % et 14 %, respectivement.
  • Une sous-analyse ne s’avère pas concluante sur l'association entre l'ampleur de la réduction du LDL-C induite par les statines et la réduction de la mortalité toutes causes, ou liée à l'infarctus du myocarde ou à l’AVC.

 

Cette nouvelle étude met donc un bémol à la relation cholestérol/ risque cardiovasculaire. Elle révèle en fait que la réduction du LDL-C à l'aide de statines a un impact incohérent et non concluant sur l’incidence des maladies cardiovasculaires telles que l'infarctus du myocarde (IM), les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et la mortalité toutes causes.

 

Au final, les auteurs suggèrent que le bénéfice global de la prise de statines peut être faible et varie surtout en fonction des facteurs de risque personnels de chaque patient.

 

"Le message a longtemps été que la réduction du cholestérol réduit le risque de maladie cardiaque et que les statines contribuent à parvenir à cet objectif. Cependant, nos recherches indiquent qu'en réalité, les avantages de la prise de statines sont variables selon les patients et peuvent parfois être assez modestes".

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