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CONCEPTION : 2 tiers des femmes ont un facteur modifiable de risque de malformation congénitale

Actualité publiée il y a 12 mois 4 jours 17 heures
American Journal of Preventive Medicine
2 tiers des femmes en âge de concevoir présentent au moins un facteur de risque modifiable de malformations congénitales (Visuel Adobe Stock 493556518)

2 tiers des femmes en âge de concevoir présentent au moins un facteur de risque modifiable de malformations congénitales, selon cette étude menée par de chercheurs du National Center on Birth Defects and Developmental Disabilities des US Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Les conclusions, publiées dans l'American Journal of Preventive Medicine, soulignent la nécessité d'améliorer la santé avant la conception, et doivent sensibiliser à ces facteurs, les patientes comme leurs médecins.

 

Les malformations cardiaques congénitales, les fentes orofaciales et les anomalies du tube neural sont des anomalies congénitales structurelles résultant d'anomalies survenues au cours de l'embryogenèse et dont la gravité est très variable. Ces affections comptent parmi les malformations congénitales les plus courantes, avec des prévalences respectives d'environ 100, 16 et 7 pour 10.000 naissances vivantes.

 

L’auteur principal, Arick Wang, chercheur au Département des anomalies congénitales et des troubles infantiles des CDC : « La pathogenèse de ces anomalies congénitales courantes est multifactorielle et comprend des facteurs de risque non modifiables et modifiables. Des études épidémiologiques ont identifié des facteurs de risque modifiables courants, notamment l’insécurité alimentaire, l’insuffisance en folates, la carence en vitamine B12, le diabète prégestationnel, l’obésité prégestationnelle et l’exposition à la fumée de cigarette. Ces facteurs de risque pourraient contribuer aux anomalies congénitales par le biais du métabolisme et de voies moléculaires essentielles à la croissance et à la réplication cellulaires ».

 

L’étude analyse les données de 5.374 participantes à la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES), en âge de concevoir. L’analyse révèle que :

 

  • 2 tiers des femmes de ce groupe démographique présentent au moins un facteur de risque modifiable pouvant augmenter le risque de malformations congénitales graves soit, pour les plus importants,
  • faible taux de folates : environ 4 jeunes femmes sur 5 consomment moins que les 400 µg/jour d'acide folique recommandés pour la prévention des anomalies du tube neural et environ 72 % déclarent ne pas consommer de suppléments d’acide folique ;
  • diabète non contrôlé : 4,8 % des femmes en âge de concevoir souffrent de diabète, dont 3,5 % de diabète non contrôlé ou non diagnostiqué, ce qui suggère un mauvais contrôle glycémique ;
  • obésité : près d'1 femme sur 3 en âge de procréer est obèse -aux États-Unis-, ce qui est un facteur de risque d’anomalie congénitale bien documenté ;
  • tabagisme actif et passif : près d'une femme sur 5 en âge de procréer présente des taux sériques de cotinine élevés, suggérant l’exposition au tabac ou à la nicotine ;
  • insécurité alimentaire : environ 7,3 % des femmes en âge de procréer déclarent une très faible sécurité alimentaire.

 

Ces observations soulignent la nécessité d’interventions d’éducation et de détection de ces facteurs de risque évolutifs, chez les femmes, avant la grossesse, afin d'améliorer les conseils mais aussi le soutien apportés à ces jeunes femmes et de réduire le risque de malformations congénitales.

 

A noter : depuis 1992, les agences sanitaires américaines recommandent la prise de 400 µg/jour d'acide folique pour la prévention des anomalies du tube neural. L'amélioration du taux de folates chez les femmes en âge de procréer, fruit des efforts de santé publique, souligne à la fois l'efficacité des interventions à l'échelle de la population et les progrès significatifs réalisés dans la prévention des anomalies congénitales.

« Toute famille qui s'agrandit souhaite une grossesse et un bébé en bonne santé.

Comprendre les facteurs de risque modifiables des anomalies congénitales aide les familles, les professionnels de santé et les professionnels de santé publique à prendre des décisions éclairées qui peuvent conduire à des grossesses et des bébés en meilleure santé ».

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