Vous recherchez une actualité
Actualités

COVID-19 et GROSSESSE : Contrer le risque accru d’hypercoagulation

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 1 semaine
Endocrinology
COVID-19 peut provoquer des caillots sanguins mortels et ce risque pourrait être particulièrement élevé pour les femmes enceintes ou prenant des œstrogènes (Visuel Adobe Stock 359108755)

COVID-19 peut provoquer des caillots sanguins mortels et ce risque pourrait être particulièrement élevé pour les femmes enceintes ou prenant des œstrogènes. C’est la deuxième étude à notre connaissance à aborder ce type de complication vasculaire rare mais possible chez la femme enceinte. Présentées dans la revue Endocrinology, ses conclusions suggèrent d’envisager chez ces patientes l'opportunité d'une mise sous anticoagulant ou bien, le cas échéant, l’arrêt du traitement œstrogénique.

 

Plusieurs études ont montré que COVID-19 peut provoquer de graves complications cardiovasculaires, y compris l'insuffisance cardiaque, les crises cardiaques et les caillots sanguins qui peuvent conduire à des accidents vasculaires cérébraux. On sait que le coronavirus SARS-CoV se lie à l'enzyme de conversion de l'angiotensine 2 (ACE2 : angiotensin-converting enzyme 2), une molécule de surface particulièrement présente sur les cellules endothéliales des artères et des veines et du muscle lisse artériel. Ainsi, la formation de caillots sanguins a été fréquemment documentée chez des patients COVID-19 auparavant en bonne santé, mais a également été identifiée dans le placenta (thrombi intervilleux) chez des femmes enceintes diagnostiquées avec COVID-19.

Comment éviter les caillots associés au coronavirus durant la grossesse ?

La faute aux œstrogènes ? Cette étude va un peu plus loin dans l’explication en montrant que l’œstrogène augmente le risque de caillots sanguins pendant la grossesse et chez les femmes prenant des contraceptifs oraux ou un traitement hormonal substitutif. Si ces femmes sont infectées par le COVID-19, leur risque de coagulation pourrait être encore plus élevé et ces patientes pourraient alors avoir besoin de suivre un traitement anticoagulant ou d'arrêter leurs médicaments œstrogéniques.

 

« Nous avons besoin de recherches supplémentaires pour déterminer si les femmes infectées par le coronavirus pendant leur grossesse devraient recevoir un traitement anticoagulant ou si les femmes prenant des pilules contraceptives ou un traitement hormonal substitutif (THS) devraient l’interrompre », résume, en pratique, l'auteur principal, le Dr Daniel I. Spratt, de la Tufts University (Boston).

 

La compréhension de la cause de cette hypercoagulation sanguine dans le COVID-19, des effets de l'œstrogénothérapie ou de la grossesse va nécessiter des recherches sur des modèles tissulaires et animaux ainsi que l’expertise combinée d’endocrinologues et d’hématologues.

Des recherches urgentes car il s’agirait de pouvoir mieux guider la prise en charge clinique des grossesses avec COVID-19.

Autres actualités sur le même thème