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COVID-19 : Identification de nouveaux facteurs de risque

Actualité publiée il y a 4 mois 3 semaines 5 jours
Oxford University
Cette analyse des données de santé de 17 millions d'adultes  apporte des preuves solides sur les facteurs de risque associés au décès par COVID-19

C’est l’une des plus larges analyses de dossiers de patients COVID-19 réalisée à ce jour, et elle permet de réactualiser nos connaissances sur les principaux facteurs de risque. L’équipe de l’Université d’Oxford confirme ici à grande échelle des facteurs de risque déjà connus mais suggère aussi de nouveaux facteurs indépendants de vulnérabilité qui pourraient être génétiques.

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Cette analyse des données de santé de 17 millions d'adultes britanniques, recueillies entre le 1er février 2020 et le 25 avril 2020, apporte des preuves solides sur les facteurs de risque associés au décès par COVID-19. Les chercheurs d’Oxford et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine constatent que :

Certaines ethnies apparaissent plus vulnérables

5.707 décès recensés dans ce large échantillon sont attribués à COVID-19 ;

 

Les patients d’ethnies asiatique et noire encourent un risque plus élevé de décès et ce niveau accru de risque n'est que partiellement attribuable à des facteurs de risque cliniques préexistants ou au niveau socio-économique ; ainsi, si de précédentes recherches avaient émis l'hypothèse que ce résultat pouvait être lié à une prévalence plus élevée de problèmes médicaux tels que les maladies cardiovasculaires ou le diabète dans ces communautés l’analyse confirme que ces facteurs indirects ne représentent qu'une toute petite partie de l'excès de risque. D’autres recherches devront donc être menées pour mieux comprendre ces facteurs a priori génétiques ;

  • les facteurs de complications et/ou de décès, le sexe masculin, l’âge avancé, la préexistence d’un diabète, en particulier non contrôlé ou d’un asthme sévère sont confirmés ;
  • appartenir à un milieu social défavorisé s’avère également un facteur de risque majeur : ce facteur n’est également que partiellement explicable par d'autres facteurs de risque cliniques associés ;

 

L’auteur principal, le Dr Liam Smeeth, professeur d'épidémiologie clinique et médecin du NHS conclut : « Les réponses apportées par cette analyse sont d'une importance cruciale pour les pays du monde entier. Par exemple, il est très préoccupant de voir que les risques plus élevés auxquels sont confrontées les personnes issues de minorités ne sont pas imputables à des problèmes de santé sous-jacents identifiables ».

D'autres analyses portant sur ce très large échantillon sont déjà en cours, notamment sur les effets de médicaments spécifiques couramment prescrits en soins primaires.