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COVID-19 : L’antiviral qui reste efficace contre les nouvelles variantes

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 4 jours
The Lancet Infectious Diseases
Le virus évolue et seules 2 options antivirales sont reconnues comme efficaces, les médicaments Paxlovid et Remdesivir (Visuel Adobe Stock 167846258)

Le virus évolue et seules 2 options antivirales sont reconnues comme efficaces, les médicaments Paxlovid et Remdesivir. Cette équipe de l’University of Colorado Anschutz Medical Campus montre dans le Lancet, que le Paxlovid conserve toute son efficacité contre les variantes B.4 et B.5 d'Omicron. Des données cruciales alors que si la pandémie de COVID-19 semble s’apaiser, le virus continue de circuler, d'évoluer et d'avoir un impact, en particulier chez les personnes âgées et avec comorbidités.

 

Par ailleurs, l'évolution des variantes, restreint le nombre d’options thérapeutiques. Cette étude, l'une des premières à examiner l'efficacité du nirmatrelvir-ritonavir (Paxlovid) chez des patients non hospitalisés pendant une période de circulation d’Omicron désigne ainsi une option thérapeutique à privilégier.

 

« Nous avons vraiment du mal à maintenir des options thérapeutiques efficaces pour les patients à risque élevé, atteints de COVID-19 », commente l’auteur principal, le Dr Adit Ginde, professeur de médecine d'urgence à l'Université du Colorado. « En particulier parce que les traitements par anticorps monoclonaux que nous utilisions et sur lesquels nous comptions depuis un an et demi ne sont plus efficaces contre les sous-variantes récentes d'Omicron parce que le virus a changé ».

Les anticorps monoclonaux ne sont plus efficaces contre les variantes récentes d'Omicron

2 options de traitement antiviral restent efficaces : le Paxlovid et le Remdesivir sont les 2 antiviraux encore efficaces, ici, l’équipe a vérifié l’efficacité du Paxlovid contre les variantes B.4 et B.5 d'Omicron.

 

L’étude, observationnelle, menée à partir des données de 28.000 patients -de la base de l’UCHealth, un système de santé à l'échelle du Colorado- qui présentaient un ou plusieurs facteurs de risque de maladie grave, d'hospitalisation ou de décès, et qui ont reçu ou non Paxlovid a permis d’estimer le taux d'hospitalisation ou de décès de chaque groupe de patients. L’analyse révèle :

 

  • un bénéfice pour le Paxlovid (nirmatrelvir-ritonavir) dans la prévention de l'hospitalisation et du décès des patients infectés par les variantes les plus récentes de SARS-CoV-2 ;
  • Paxlovid est efficace pour prévenir l'hospitalisation parmi presque tous les sous-groupes importants de patients ambulatoires évalués et qui remplissent les conditions de son utilisation dans le cadre de l'autorisation d'utilisation d'urgence (ATU), dont les patients vaccinés ;
  • Enfin, Paxlovid est associé à un taux plus faible de visites aux urgences après le traitement, ce qui suggère une probabilité plus faible de symptômes plus graves ou durables.

 

« En tant que médecin de patients en ambulatoire, je serais très à l'aise avec l’utilisation de Paxlovid comme traitement de première intention pour mes patients adultes gravement infectés par le COVID, vaccinés ou non, et pendant cette phase 'Omicron, à condition qu'il n'y ait pas de contre-indications à son utilisation ».

 

Ce type d’analyse de données empiriques reste très important, concluent les chercheurs : « Nous apportons ici à nos confrères cliniciens des données presque en temps réel pour soutenir leurs prises de décision ».

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