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COVID-19 : Les infections de percée concentrées chez les immunodéprimés

Actualité publiée il y a 1 mois 2 semaines 3 jours
Journal of Medical Economics
Cette étude des données de plus d'un million de participants confirment l’incidence et une sévérité plus élevées des infections de « percée » COVID-19 chez les personnes immunodéprimées (Visuel Adobe Stock 417516017)

Cette étude des données de plus d'un million de participants confirment l’incidence et une sévérité plus élevées des infections de « percée » COVID-19 chez les personnes immunodéprimées. L’étude à paraître dans le Journal of Medical Economics confirme également que ces infections de percée COVID-19 donc détectées chez des personnes « entièrement » vaccinées restent rares.

 

La recherche, soutenue par le laboratoire Pfizer constate que chez les participants entièrement vaccinés, seulement 0,08 % ont été diagnostiqués avec COVID entre décembre 2020 et juillet 2021, mais que si les personnes immunodéprimées ne représentaient que 18 % de l’échantillon de l’étude, elles ont concentré plus de 38 % de ces infections de percée, près de 60 % des hospitalisations et 100% des décès.

Un système immunitaire affaibli est donc le principal facteur de risque majeur des infections de percée

-et donc de nécessité de la dose de rappel. Ainsi,

  • le risque de développer un COVID sévère chez les personnes immunodéprimées complètement vaccinées (2 doses) s’élève à 0,18 %, soit 3 fois le risque estimé chez les participants non immunodéprimés (0,06 %) également vaccinés, précise l’auteur principal, Manuela Di Fusco, membre de l'équipe Pfizer Health Economics and Outcomes Research.

 

Ensuite, en dépit de couvertures vaccinales élargies et le déploiement de programmes de vaccination de masse, plusieurs pays connaissent actuellement une résurgence des infections au SRAS-CoV-2 :

« le risque d'infections majeures chez les personnes entièrement vaccinées n'est pas complètement éliminé. »

Précisément, l’analyse des dossiers de santé de 1.277.747 qui avaient reçu 2 doses du vaccin à ARNm Pfizer-BioNTech entre décembre 2020 et juillet 2021, révèle que :

 

  • 17,7 % (soit n=225.796) de ces personnes alors complètement vaccinées étaient immunodéprimées (en raison d’un VIH/sida avancé, d'un cancer, d'une maladie rénale, d'affections rhumatologiques ou d'autres affections inflammatoires, d'autres affections immunitaires ou de greffe de moelle osseuse ou d'organes) ;
  • 0,08 % (n=978) des infections de percée se sont produites parmi les 1.176.907 participants complètement vaccinés qui ont eu au moins deux semaines de suivi après la deuxième dose ;
  • 12,7% (n=124) de ces infections de percée ont nécessité un traitement hospitalier. 2 patients en sont décédés, tous 2 immunodéprimés ;

 

Ces données soutiennent les recommandations de rappel ou 3è dose vaccinale pour les patients dont le système immunitaire est affaibli.

Alors que le 11 octobre 2021, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandait que les personnes dont le système immunitaire est affaibli reçoivent une dose supplémentaire d'un vaccin COVID-19, la plupart des pays ont décidé d’ouvrir le rappel de vaccination (3è dose) à l’ensemble des adultes, immunodéprimés ou pas.