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COVID-19 : L’interféron qui réduit de moitié le risque d’hospitalisation

Actualité publiée il y a 1 année 5 mois 1 semaine
NEJM
Cet essai de phase III confirme l’efficacité d’un traitement à dose unique à réduire de moitié le risque d'hospitalisation lié au COVID-19, chez les patients à risque élevé (Visuel Adobe Stock 2300079059)

L’analyse des données de cet essai clinique multicentrique de phase III, TOGETHER, confirme l’efficacité d’un traitement à dose unique à réduire de moitié le risque d'hospitalisation lié au COVID-19, chez les patients à risque élevé. Ces données, publiées dans le New England Journal of Medicine (NEJM) révèlent également un autre avantage du traitement : il reste efficace contre les différentes variantes de COVID-19 préoccupantes, y compris Omicron.

 

En effet, « l’une des caractéristiques importantes du candidat, est qu'il n'est pas affecté par les changements ou les mutations du virus, car il agit en stimulant la propre réponse du corps à l'infection virale », explique le Dr Jordan Feld, l'un des auteurs principaux de l'étude.

Un risque réduit de 50 % de complications chez des patients âgés ou avec comorbidités

L'essai clinique Together a testé ainsi le médicament antiviral « peginterféron lambda » chez plus de 1.900 patients ambulatoires, pour la majorité vaccinés, mais à risque élevé de complications du COVID-19. Tous les participants étaient soit âgés de 50 ans ou plus, soit avaient un problème de santé qui les exposait à un risque plus élevé de COVID-19 grave, comme le diabète, l'hypertension, l'obésité, avoir reçu une greffe, être atteint d'un cancer, entre autres comorbidités.

 

  • Les patients qui ont reçu une injection sous-cutanée à dose unique de peginterféron lambda dans les 7 jours suivant leur premier symptôme de COVID-19 présentent un risque réduit de 50 % d’hospitalisation vs les participants ayant reçu un placebo ;
  • cette efficacité du traitement est encore plus prononcée chez les personnes qui ont reçu le médicament dans les 3 jours suivant l'apparition des symptômes, comme pour d'autres médicaments antiviraux pour COVID-19.

 

Et chez les personnes vaccinées ? L'essai est en effet l'un des premiers à tester un traitement sur un groupe de population vaccinée. Et l’analyse conclut à un effet similaire chez les 84 % participants de l’étude vaccinés.

 

Et contre les différentes variantes ? L'équipe observe également les avantages du traitement sur plusieurs variantes de COVID-19, y compris Omicron.

 

Cette étude qui fait suite à un précédent essai de phase II confirme l’efficacité du peginterféron lambda à

accélérer la clairance du virus.

« Ce large essai nous confirme les avantages antiviraux précédemment observés ainsi que le bénéfice clinique. Nos résultats montrent de manière concluante qu'il s'agit d'une thérapie efficace pour réduire le risque de complications du COVID-19 », conclut l’un des auteurs principaux, le Dr Jordan Feld, directeur par intérim du Toronto Centre for Liver Disease.

 

Une caractéristique importante du traitement est qu'il n'est pas affecté par les changements ou les mutations du virus, car il agit en stimulant la propre réponse du corps à l'infection virale.

Enfin, le médicament n’entraine que peu ou pas d'effets secondaires et l’essai ne relève pas de différence significative d’effets secondaires entre le groupe d’intervention et le groupe témoin.

 

Le candidat pourrait donc ^permettre de mieux protéger les patients plus âgés, à risque élevé, en particulier ceux qui ne peuvent utiliser les traitements actuellement disponibles en raison d'effets secondaires ou d'interactions médicamenteuses.

 


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