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COVID-19 : Plus de pollution, plus de formes sévères

Actualité publiée il y a 1 mois 1 semaine 5 jours
CMAJ
Cette étude associe, pour la première fois, l’exposition à la pollution de l'air aux formes COVID-19 plus sévères (Visuel Adobe Stock 422033530)

Cette étude associe, pour la première fois, l’exposition à la pollution de l'air aux formes COVID-19 plus sévères. Des conclusions plutôt logiques, la pollution de l’air favorisant la maladie pulmonaire elle-même facteur de risque de complications de COVID-19. Ces données, publiées dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ), qui précisent la responsabilité de composés bien spécifiques, avec des implications en santé publique et pour les systèmes de santé.

 

Certains polluants atmosphériques courants, tels que l'ozone troposphérique, sont ici identifiés comme associés à ces résultats plus graves après une infection par le SRAS-CoV-2, caractérisés par l’admission en unité de soins intensifs (USI) et le décès.

 

L’étude : il s’agit de l’analyse des données de plus de 150.000 participants diagnostiqués avec une infection par le SRAS-CoV-2 en 2020 en Ontario (Canada). Les chercheurs ont modélisé l'exposition à 3 polluants atmosphériques courants avant la pandémie - les particules fines (PM2,5), le dioxyde d'azote (NO2) et l'ozone troposphérique (O3). Les auteurs ont ajusté la date du diagnostic, le sexe et l'âge, le statut de travailleur essentiel, le statut socio-économique du quartier de résidence, l'accès aux soins de santé ainsi que les antécédents de vaccination contre la grippe, les raisons de précédentes consultations externes…L’analyse révèle que :

 

  • les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 qui vivaient dans des zones avec des niveaux plus élevés de polluants atmosphériques courants (PM2,5, NO2 et O3) présentent un risque élevé d'être admis en USI en cas d’infection COVID-19 après ajustement des facteurs de confusion possibles ;
  • l’exposition chronique aux PM2,5 et à l'O3 est associé à un risque plus élevé d'hospitalisation ;
  • l’exposition chronique à l'O3, en particulier, à un risque accru de décès de COVID-19.

 

Ces données ajoutent aux preuves croissantes reliant la pollution de l'air à la sévérité de la maladie COVID-19 : les chercheurs citent ainsi des études menées dans d'autres pays, dont l'Espagne et le Mexique.

 

« Alors que la pandémie se poursuit, notre étude désigne la pollution de l'air comme un facteur majeur de complications de COVID-19, avec des implications importantes pour les systèmes de santé des régions polluées ».

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