Actualités

COVID-19 : Un nouveau home-test salivaire qui détecte l'infection en 45 mn

Actualité publiée il y a 1 semaine 4 jours 5 heures
ACS Sensors
Ce nouveau test COVID à domicile, basé sur la salive, se révèle aussi efficace que la PCR selon cette analyse préliminaire menée à la Penn State (Visuel Kelby Hochreither, Penn State)

Ce nouveau test COVID à domicile, basé sur la salive, se révèle aussi efficace que la PCR selon cette analyse préliminaire menée à la Penn State et publiée dans la revue ACS Sensors. L’équipe a développé un prototype de test qui fournit des résultats en 45 minutes. Ces essais préliminaires confirment que la plateforme détecte le virus SARS-CoV-2 avec le même niveau de sensibilité que les tests PCR.

 

Les tests PCR, également appelés tests moléculaires ou tests d'acide nucléique, sont considérés comme le diagnostic standard pour détecter la présence du SRAS-CoV-2, le virus à l'origine du COVID-19. Cependant, leur traitement peut prendre quelques jours, avec un isolement inutile pour les personnes finalement négatives ou des retards pour ceux qui ont besoin d'une preuve de test négatif pour un voyage ou une activité professionnelle. Les tests rapides de détection d'antigènes, en revanche, sont pratiques, mais moins fiables que les tests PCR.

Combler le fossé entre précision et commodité,

les chercheurs de la Penn State ont développé une plate-forme de test à domicile basée sur la salive, « une alternative viable à la PCR utilisable à la maison, sans avoir à subir le test nasal invasif », précise l’auteur principal,  Weihua Guan, professeur agrégé de bioingénierie au Penn State's College of Engineering.

 

Le prototype de kit de test a la taille d'une paume. L’usager doit cracher un peu de salive dans une petite à insérer dans la plate-forme d’analyse. Les résultats des tests sont envoyés à une application Android dans les 45 mn. La plate-forme utilise une méthode d'amplification de l’ARN, appelée « RT-LAMP », pour détecter le virus. Le dispositif de test chauffe d'abord la salive à 95 ° C, la température à laquelle les enveloppes de particules virales se séparent et libèrent leur matériel génétique. Le matériel génétique est ensuite mélangé avec des réactifs préemballés dans une cartouche microfluidique. Enfin, l'échantillon est refroidi à 65 ° C, déclenchant une autre réaction chimique au cours de laquelle quelques molécules virales sont multipliées en milliards de copies, ce qui rend le virus plus facile à identifier. Si le virus est présent dans l'échantillon de salive, l'utilisateur reçoit un résultat positif sur son application smartphone.

 

Première preuve de concept : des échantillons de salive humaine exposés à des particules de virus SARS-CoV-2 inactivées ou activées sont bien détectés comme négatifs ou positifs pour le virus.

 

« Notre plate-forme s'est avérée très sensible à la présence du virus dans les échantillons, les normes établies par le test PCR étant notre référence ».

 

Les chercheurs travaillent également à allonger la trop courte durée de conservation du test, car les enzymes du prototype se dégradent à température ambiante dans les trois jours suivant la production. L'équipe expérimente la lyophilisation des réactifs, une méthode de lyophilisation du matériel biologique qui peut prolonger la durée de conservation des enzymes.

Autres actualités sur le même thème