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COVID-19 : Un rebond virologique fréquent avec le Paxlovid

Actualité publiée il y a 7 mois 1 jour 18 heures
Annals of Internal Medicine
Cette étude observe un rebond virologique fréquent, chez 20 % des patients traités avec l’antiviral Paxlovid® (nirmatrelvir-ritonavir) (Visuel Adobe Stock 476509624)

Cette équipe du Massachusetts General Hospital (MGH) et du Brigham and Women’s Hospital (BWH, Boston) observe un rebond virologique fréquent, chez 20 % des patients traités avec l’antiviral Paxlovid® (nirmatrelvir-ritonavir). Ces données publiées dans les Annals of Internal Medicine qui viennent confirmer de précédentes études met cependant pour la première fois en lumière l’incidence beaucoup plus élevée du rebond virologique avec le Paxlovid.

 

Le « rebond COVID » est courant, avait déjà révélé une précédente étude, la « COVID Rebound Study », même chez les patients non traités. Ce phénomène de rebond, soit une disparition du virus et des symptômes de la maladie puis leur retour des jours ou des semaines plus tard apparaissait variable, en fonction de la variante virale.

 

Cette étude observationnelle menée auprès de patients traités pour une forme aiguë de COVID-19 observe ce phénomène de

rebond chez 20 % des patients traités par nirmatrelvir-ritonavir vs 2 % des patients qui n'ont pas reçu le traitement.

Si le Paxlovid est l’antiviral oral le plus largement utilisé pour réduire l’incidence des hospitalisations et des décès chez les personnes atteintes de COVID-19 légères à modérées, dès sa disponibilité, de premiers rapports de rebond clinique et virologique ont été signalés.

 

L’étude a suivi 127 patients atteints de COVID-19 aigu et comparé la fréquence du rebond virologique chez 72 patients traités avec Paxlovid et 55 patients non traités par antiviral. Le critère principal de l’étude était un rebond viral dans les 3 semaines suivant le test positif initial. Les participants ont bénéficié d’une surveillance fréquente par PCR et par culture virale pendant les phases aiguës du COVID-19. L’analyse des données révèle que :

 

  • un rebond virologique avec une excrétion virale prolongée pouvant permettre la réplication s'est produit chez environ 1 participant sur 5 prenant du Paxlovid ;
  • seul 1 patient non traité a présenté un rebond virologique ;
  • les patients ayant vécu un rebond virologique ont excrété le virus vivant pendant une durée médiane de 14 jours, vs moins de 5 jours pour l’infection initiale ;
  • la modélisation révèle une tendance vers des taux plus élevés de rebond virologique avec l’initiation plus précoce du Paxlovid après le diagnostic ou l'apparition des premiers symptômes ;
  • vs les patients non traités, ceux traités par Paxlovid ont tendance à être plus âgés, à avoir reçu davantage de vaccins/rappels contre le COVID-19 et à être immunodéprimés.

 

Les auteurs appellent à prendre en compte ces données lors de l’évaluation des bénéfices et des risques du traitement par Paxlovid chez les patients présentant un faible risque de forme sévère ou de complications, mais rappellent que chez les patients présentant un risque modéré à élevé de forme grave, les avantages cliniques associés à l’utilisation du nirmatrelvir-ritonavir sont bien établis.

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