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CRISE CARDIAQUE : Les bons dormeurs peuvent dormir sur leurs deux oreilles

Actualité publiée il y a 1 année 9 mois 1 semaine
ESC Congress 2022
Les bons dormeurs ont moins de risques de maladies cardiaques et d’AVC (Visuel Fotolia).

Un bon sommeil permet aussi de préserver la santé cardiaque et l'amélioration du sommeil pourrait même réduire le risque de maladie coronarienne et d'accident vasculaire cérébral (AVC). C’est ce que suggère cette étude menée à l’INSERM (Paris) et présentée lors du Congrès 2022 de la Société Européenne de Cardiologie. En résumé, les bons dormeurs ont moins de risques de maladies cardiaques et d’AVC.

 

9 personnes sur 10 ne dorment pas bien et plusieurs études ont déjà associé les troubles du sommeil, dont le syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS) à un risque accru de problèmes et d’événements cardiovasculaires. Cette nouvelle étude estime que 70 % de ces maladies cardiovasculaires pourraient être évitées…avec une qualité et une durée de sommeil suffisantes.

 

L’auteur principal, le Dr Aboubakari Nambiema de l'INSERM rappelle la très faible prévalence des bonnes habitudes de sommeil, bien que peu surprenante avec le mode de vie occidental, et suggère que ces bonnes habitudes de sommeil devraient être enseignées et adoptées tôt dans la vie, dans le cadre de l’apprentissage d’un mode de vie sain.

 

Par ailleurs, réduire les sources de bruit nocturne et de stress pourrait également contribuer à améliorer la qualité de sommeil en population générale.

 

Les précédentes études menées sur le sujet se sont généralement concentrées sur une caractéristique spécifique du sommeil, ou un trouble en particulier -comme le SAOS-,

la nouvelle étude prend en compte le sommeil dans sa globalité,

à l’aide d’un score de sommeil sain combinant 5 caractéristiques du sommeil.

L’équipe a ainsi étudié l'association entre le score de sommeil, ses changements au fil du temps et l’incidence des maladies cardiovasculaires.

 

L’étude est menée auprès de 7.200 participants de la Paris Prospective Study III (PPP3), une cohorte prospective observationnelle d’hommes et de femmes âgés de 50 à 75 ans, exempts à l’inclusion de maladie cardiovasculaire, âgés en moyenne de 60 ans et à 62 % des hommes. Les participants ont subi un examen physique et ont renseigné par questionnaire leur mode de vie, les antécédents médicaux personnels et familiaux et les conditions préexistantes. Les données ont été recueillies également sur les 5 caractéristiques du sommeil, constituant le score, chaque facteur optimal recevant 1 point et 0 sinon. Le score de sommeil allant de 0 à 5 a ainsi été calculé. L’analyse constate que :

 

  • au départ de l’étude, 10 % des participants avaient un score de sommeil optimal,
  • 8 % avaient un score médiocre ;
  • au cours du suivi médian de 8 ans, 274 participants ont développé une maladie coronarienne ou un AVC ;
  • après ajustement avec les facteurs de confusion possibles, dont l'âge, le sexe, la consommation d'alcool, la profession, le tabagisme, l'indice de masse corporelle (IMC), l'activité physique, le taux de cholestérol, le diabète et les antécédents familiaux de crise cardiaque, d’AVC ou de mort cardiaque subite,
  • le risque de maladie coronarienne et d'accident vasculaire cérébral diminue de 22 % pour chaque augmentation de 1 point du score de sommeil au départ ;
  • par rapport à un score de 0 ou 1, les participants ayant un score de 5 encourent un risque de maladie cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral réduit de 75 % ;
  • si tous les participants avaient un score de sommeil optimal, 72 % des nouveaux cas de maladie coronarienne et d’AVC seraient évités chaque année.
  • Au cours du suivi, 48 % des participants ont vu leur score de sommeil modifié : chez 25 %, il a diminué tandis que chez 23 %, il s'est amélioré ;
  • l’analyse révèle qu’une augmentation de 1 point au fil du temps est associée à une réduction de 7 % du risque de maladie coronarienne ou d’AVC.

 

L’étude confirme ainsi l’importance du sommeil dans la santé cardiaque et suggère que l'amélioration du sommeil pourrait permettre de réduire le risque de maladie coronarienne et d’AVC.

 

Le message est à nouveau l’importance du sommeil, un facteur à part entière et tout autant important que l’exercice et l’alimentation, dans un mode de vie sain.


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