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CRISE CARDIAQUE : Pour le diagnostic tout est dans la plaque

Actualité publiée il y a 3 années 3 mois 2 semaines
American College of Cardiology

C’est une véritable percée dans la détection du risque cardiaque qui nous est présentée par cette équipe de l’Intermountain Medical Center (Utah) qui remet en question les effets négatifs généralement associés aux dépôts de plaques athéroscléreuses sur la santé cardiaque. Des conclusions présentées lors de la 66è réunion scientifique de l’American College of Cardiology, qui, pour la première fois, prennent en compte la consistance de la plaque coronarienne, déterminée par angiographie, dans le diagnostic du risque cardiaque.

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L'athérosclérose, définie par l'accumulation de plaques d'athérome dans les artères, qui les rétrécit et les durcit, est le facteur majeur d'événement cardiaque. Cependant cette étude de chercheurs de l'Institut de cardiologie du Centre médical d'Intermountain change la donne dans le diagnostic de ce risque cardiaque : le nouveau paradigme est que la plaque molle, chargée de lipides, plus susceptible de se rompre et donc a priori de déclencher la crise cardiaque est en réalité bien moins dangereuse que la plaque dure et calcifiée. « Nous pensions au départ que la plaque molle était plus susceptible de provoquer des crises cardiaques, notre nouvelle recherche montre que c'est la plaque calcifiée qui est le plus fortement associée aux événements cardiovasculaires ».


Les chercheurs d'Intermountain, de l'École de médecine de Johns Hopkins et des National Institutes of Health (NIH) ont analysé la composition de la plaque par angiographie coronarienne chez 224 patients atteints de diabète et exempts jusque-là de symptômes cardiaques. La plaque a été documentée par taux de plaque molle, calcifiée et fibreuse. Les participants ont ensuite été suivis durant 7 ans pour surveiller notamment si la consistance de la plaque coronarienne était prédictrice d'événement cardiaque dont d'angor instable, de crise cardiaque ou de décès. L'analyse montre, de manière surprenante, que des quantités proportionnellement plus élevées de plaques calcifiées prédisent plus fortement l'incidence des événements coronariens indésirables majeurs. Ce n'est pas le cas avec la « plaque molle ».

Un changement de paradigme dans le diagnostic de l'événement cardiaque : d'autres études seront menées pour affiner ces résultats, mais, déjà à ce stade, ces données suggèrent un changement de paradigme dans le diagnostic de l'événement cardiaque. En effet, si ces conclusions étaient confirmées, il s'agirait alors de bien prendre en compte le score de calcium coronarien dans la prédiction. Bien qu'une accumulation de calcium coronarien ne disparaisse pas « comme ça », un traitement « agressif » par statines peut être efficace : tout patient à niveau élevé de calcium coronarien présente également une athérosclérose.

Un score « zéro » de calcium est une garantie de 5 ans contre la crise cardiaque, concluent même les auteurs, qui suggèrent ainsi qu'un grand nombre de patients, a contrario, à niveau 0 de calcium, pourraient ne pas avoir besoin de statines, même avec un taux de cholestérol élevé. Bref le score de calcium coronarien pourrait permettre de mieux prédire et de mieux traiter.

18-Mar-2017 New study finds potential breakthrough in determining who's at risk for heart attacks (Visuel@Intermountain Medical Center)

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