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DÉPISTAGE du HPV : Quand on ne l’a jamais fait, faut-il un test rattrapage après 65 ans ?

Actualité publiée il y a 5 mois 5 jours 15 heures
PLoS Medicine
Ces données sont en faveur du test HPV de « rattrapage » chez les femmes âgées de plus de 65 ans n’ayant jamais pratiqué le test (Visuel Fotolia 178724702)

Cette étude menée par une équipe de médecins spécialisés du Randers Regional Hospital (Danemark) apporte, dans la revue PLoS Medicine, des données en faveur du test HPV de « rattrapage » chez les femmes âgées de plus de 65 ans n’ayant jamais effectué le test. Ce groupe apparaît en effet plus susceptible de recevoir un diagnostic de néoplasie cervicale (ou lésion pré-cancéreuse).

 

L'auto-test du papillomavirus humain (HPV) remplace la cytologie comme test de dépistage primaire du cancer du col de l'utérus dans de nombreux pays, mais de nombreuses femmes de plus de 65 ans n'ont jamais subi ce test. Il existe un débat sur l’intérêt d’un test HPV de rattrapage pour prévenir ce cancer à un âge avancé.

 

Cette étude suggère que pour ces femmes de plus de 65 ans qui n'ont jamais subi de test de dépistage du virus du papillome humain (VPH) à haut risque, cette intervention de dépistage de « rattrapage » pourrait considérablement améliorer la prévention du cancer du col de l'utérus en détectant davantage de lésions précancéreuses.

 

L’étude est menée auprès de 11.192 femmes éligibles invitées à participer au dépistage du cancer du col de l'utérus basé sur le HPV, soit en prenant rendez-vous chez leur médecin généraliste soit via un kit d'auto-prélèvement vaginal. 33.387 femmes ont formé un groupe témoin avec la possibilité de faire une cytologie cervicale pour une raison quelconque. Les taux de néoplasie cervicale intraépithéliale (CIN) diagnostiquée de grade 2 ou pire (CIN2+) ont été suivis pendant au moins 13 mois. L’analyse révèle :

 

  • parmi les femmes du groupe d'intervention, 62,2 % ont été dépistées dans les 12 mois ;
  • au sein du groupe contrôle, 2,2% ont subi une cytologie cervicale ;
  • le taux de détection de CIN2+ est de 3,9 cas pour 1.000 femmes du groupe d'intervention vs 0,3 cas pour 1.000 femmes du groupe témoin ;
  • les femmes qui n'avaient pas été suffisamment dépistées à l'âge de 50 à 64 ans présentent une prévalence de HPV plus élevée et plus de lésions CIN2+ diagnostiquées

vs les femmes suffisamment dépistées ;

  • les femmes insuffisamment dépistées sont plus susceptibles de demander un auto-prélèvement vaginal que d’aller se faire dépister chez leur médecin : cela suggère que cette modalité de dépistage pourrait être idéale pour ce groupe de population.

 

L’étude confirme ainsi qu’un test de dépistage de rattrapage du HPV pourrait améliorer la prévention du cancer du col de l'utérus chez les femmes âgées de 65 ans et plus qui n'ont jamais fait le test.

Proposer notamment à ces femmes un kit d’auto-prélèvement pourrait être une bonne option

pour optimiser leur taux de dépistage.

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