Vous recherchez une actualité
Actualités

DÉSHYDRATATION : Elle assèche aussi la cognition

Actualité publiée il y a 1 année 11 mois 2 jours
Physiological Reports
La déshydratation impacte la forme et l'activité du cerveau humain

D’autres études ont déjà alerté sur les effets de la déshydratation sur le cerveau : cette équipe de l’Institut de technologie de Géorgie revient sur les effets de la déshydratation sur la forme et l'activité du cerveau humain et décrypte comment ces modifications impactent les performances cognitives. Des travaux présentés dans les Physiological Reports qui révèlent jusqu’à des ventricules expansés et un thalamus diminué.

CORONAVIRUS

TENA soutient les aidants
familiaux et leurs proches

Nous soutenons les aidants familiaux et leurs proches pendant cette période difficile. Cliquez ici pour retrouver nos conseils et astuces simples sur l'hygiène.

 

Ainsi, sous l’effet de la déshydratation, une partie du cerveau peut gonfler, la signalisation neuronale « s’emballer » et même des tâches simples et monotones peuvent alors devenir plus difficiles.

Les chercheurs montrent, chez des bénévoles ayant accepté de peu s’hydrater et de beaucoup transpirer, que certaines zones du cerveau présentent des changements évidents

 

Ici, par scanners cérébraux lors de l’accomplissement d'une tâche simple et répétitive, les chercheurs montrent, chez des bénévoles ayant accepté de peu s’hydrater et de beaucoup transpirer (visuel ci-dessous) que :

  • certaines zones du cerveau présentent des changements évidents : lorsque les participants pratiquent l’exercice, transpirent puis boivent de l'eau, les espaces remplis de liquide appelés ventricules au centre de leur cerveau se contractent. Mais avec l'effort et la déshydratation, les ventricules « font » le contraire et s’élargissent ;
  • de plus, même sans déshydratation, l'effort et la chaleur entament la performance des sujets, la déshydratation entraînant ce même effet, deux fois plus intensément.
  • Ainsi, l'exercice et le stress thermique seuls ont un impact sur la fonction cognitive, commente l’auteur principal, Mindy Millard-Stafford, professeur à la Georgia Tech's School of Biological.

 

 

Chaleur, effort, déshydratation : ces changements structurels s’avèrent remarquablement cohérents entre les individus, cependant les différences de performance dans les tâches ne peuvent pas être expliquées par ces seuls changements de taille de ces zones cérébrales. Des changements dans les schémas de tirs de neurones sont également constatés en cas de déshydratation…

 

Ces chercheurs souhaitent alerter sur les effets d’un environnement chaud, d’un travail intense et d’une mauvaise hydratation sur la sécurité et la santé au travail. Ensuite ces facteurs peuvent également « jouer » dans les performances dans les sports de compétition.

À l'avenir, les chercheurs aimeraient savoir si l'hydratation grâce, par exemple, à des boissons électrolytiques plutôt qu’avec de l’eau, pourrait atténuer les baisses de performance.

Autres actualités sur le même thème