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DOMINATION SOCIALE : Et si elle ne tenait qu’à 2 gènes ?

Actualité publiée il y a 1 semaine 2 jours 17 heures
PNAS
Il semble exister des mécanismes indépendants dans le cerveau qui régulent, via 2 gènes seulement, la flexibilité du statut social (Adobe Stock 209496139)

Ces travaux de chercheurs de l’Université de Houston, menés sur le poisson cichlidé, identifient chez l’animal, une régulation indépendante de ce comportement social, par 2 récepteurs. Des conclusions présentées dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine qui suggèrent qu'il existe bien des mécanismes indépendants dans le cerveau qui régulent, via 2 gènes seulement, la flexibilité du statut social. « Ces mécanismes indépendants pourraient s’avérer similaires chez d'autres espèces, y compris les humains ».

 

La position ou classe sociale est un statut revendiqué par les humains comme chez l’animal : les paons mâles se parent de couleurs vives pour illustrer leur domination et les poissons mâles arborent eux-aussi des touches de couleurs vives pour transmettre ce même message de domination sociale. Si le statut social est un élément déterminant dans la construction et la stabilité des sociétés et des communautés, ses bases moléculaires restent à ce jour un mystère.

2 gènes, 1 statut

2 récepteurs aux androgènes : l’équipe découvre ici, grâce à la technique d’édition du génome, que 2 deux gènes ou récepteurs paralogues (en double) aux androgènes contrôlent le statut social des poissons cichlidés africains : le principe est simple, la testostérone se lie aux récepteurs androgènes pour exercer ses effets. Ces 2 gènes codant pour ces récepteurs apparaissent indispensables aux différents aspects du statut social, écrivent les chercheurs. Ainsi, précisément chez ces poissons mâles, les 2 récepteurs aux androgènes (AR), AR alpha (ARα) et AR beta (ARβ) régulent les traits de domination sociale qui conditionnent leur survie et leur reproduction.

  • ARα contrôle le comportement, qui peut s’adapter ainsi aux contextes sociaux et détermine également le succès de l'accouplement,
  • ARβ contrôle la coloration, une fonction super clé parce que les femelles préfèrent s'accoupler avec les mâles de couleur vive.  

 

Cette régulation par 2 gènes seulement suggère qu'il existe des mécanismes indépendants dans le cerveau, probablement aussi chez les autres espèces,

« y compris les humains ».

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