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e-CIGARETTE: Elle entraîne une apoptose cellulaire massive dans la bouche

Actualité publiée il y a 2 années 10 mois 4 heures
Journal of Cellular Physiology

La fumée de cigarette électronique entraîne la mort d'un grand nombre de cellules de la bouche, c’est ce que démontre cette étude in vitro de l’Université de Laval : des milliers de cellules de l'épithélium buccal éradiquées par les vapeurs de cigarette électronique en quelques jours seulement. Des conclusions inquiétantes présentées dans le Journal of Cellular Physiology qui peuvent laisser craindre à terme, concluent les auteurs, un risque accru de cancer de la bouche.

Or « l'épithélium buccal est la première ligne de défense de l'organisme contre le monde extérieur, rappelle le chercheur. Son intégrité nous protège notamment contre les quelque 500 espèces de microorganismes qui vivent dans notre bouche. », commente l'auteur principal de l'étude, le professeur Mahmoud Rouabhia, de la Faculté de médecine dentaire de l'Université Laval.


Son équipe a exposé des cellules d'épithélium de gencives à la fumée de cigarette électronique, dans une petite chambre contenant un peu de liquide faisant office de salive. L'objectif étant de reproduire ce qui se produit dans la bouche d'un utilisateur de cigarette électronique. La fumée de cigarette électronique était envoyée dans cette chambre à raison de 2 « inhalations » de 5 secondes par minute pendant 15 minutes chaque jour. L'analyse au microscope montre que le taux d'apoptose cellulaire, normalement de 2% sans exposition, monte à 18 %, 40 % et 53 % après respectivement 1, 2 et 3 jours d'exposition à la fumée.

La fumée de cigarette électronique n'est donc pas sans effet sur nos cellules buccales : « elle expose les tissus de la bouche et des voies respiratoires aux composés produits par le chauffage de la glycérine végétale, du propylène glycol, des arômes et de la nicotine qu'on retrouve dans le liquide des cigarettes électroniques », rappellent les auteurs. Reste à préciser les effets cumulatifs de ces dommages cellulaires mais ce dérèglement de la barrière buccale pourrait accroître le risque d'infection, d'inflammation et de maladies parodontales et se solder par un risque accru de cancers. Les recherches se poursuivent.

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