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EHPAD : Pourquoi cette prévalence élevée de l’insomnie ?

Actualité publiée il y a 1 semaine 5 jours 10 heures
European Geriatric Medicine
La prise de certains médicaments est à la fois un facteur et une conséquence de ces troubles du sommeil chez les résidents âgés (Visuel Adobe Stock 140234311)

Cette équipe de l’Université de Waterloo (Canada) a cherché à mieux identifier les causes des troubles du sommeil dans les EHPAD et autres établissements de soins de longue durée. L’étude, publiée dans la revue European Geriatric Medicine, relève que la prise de certains médicaments est à la fois un facteur et une conséquence de ces troubles du sommeil chez les résidents âgés.

 

Les troubles du sommeil touchent plus d’1 résident en EHPAD sur 5.

La douleur, les siestes diurnes et certains médicaments en sont les principaux facteurs contributifs.

 

L’étude analyse les dossiers médicaux de plus de 21.000 résidents âgés de 65 ans et plus vivant dans 228 établissements de soins de longue durée entre 2016 et 2021. Les chercheurs ont suivi les participants diagnostiqués avec des troubles du sommeil, dont certains s’étaient rétablis au fil du temps.

  • A l’inclusion, près de 22 % des résidents souffraient de troubles du sommeil ;

  • la prévalence des troubles du sommeil varie considérablement d'un établissement à l'autre, précisément de 3 % à 56 % ;
  • à 1 an, environ 10 % des résidents qui dormaient bien ont développé de nouveaux troubles du sommeil, tandis que la moitié de ceux qui en souffraient déjà ont constaté une amélioration. Cela suggère que ces troubles du sommeil constituent un risque fréquent pour les résidents en EHPAD, mais qu’ils ne sont pas toujours durables.

 

Plusieurs facteurs prédictifs sont identifiés, parmi lesquels, la douleur, les affections chroniques comme les maladies cardiaques ou pulmonaires, les troubles cognitifs, les siestes diurnes et la prise de sédatifs ou d'antipsychotiques.

 

« Un mauvais sommeil est fortement associé à des effets indésirables sur la santé, notamment un risque accru de maladies cardiovasculaires, de déclin cognitif et de dépression et par conséquent, ces troubles du sommeil doivent être pris en charge », conclut le Dr John Hirdes, professeur à l’Université de Waterloo.

« Ces troubles entraînent aussi souvent une consommation accrue de médicaments,

ce qui peut à son tour augmente le risque d’insomnie, de somnolence, de chutes, de délire et d'autres complications ».

 

Améliorer le bien-être des résidents reste l'axe à privilégier : « Bon nombre des facteurs de risque identifiés sont modifiables. Améliorer la gestion de la douleur, revoir la prise de médicaments et promouvoir de meilleures habitudes de sommeil peuvent faire la différence ».

 

Pour les personnels de santé aussi : « Un mauvais sommeil des résidents accroît le stress et l'épuisement professionnel des personnels de santé ce qui, à terme, nuit à la qualité des soins ».

La qualité du sommeil devrait donc être systématiquement intégrée aux indicateurs à prendre en compte dans le suivi médical des patients âgés mais aussi dans les critères d'évaluation de la qualité des soins.

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