Vous recherchez une actualité
Actualités

ÉVOLUTION et SÉDUCTION: Seul, on recherche la différence, en couple, la ressemblance

Actualité publiée il y a 3 années 3 mois 1 semaine
Frontiers in Psychology

On peut être attiré, d’un point de vue « évolutif », par un partenaire aux traits très différents, dans un objectif de complémentarité et de réduction du risque de consanguinité, ou encore, chez l’Homme, de reconnaissance plus aisée de la paternité. Cependant, l’hypothèse inverse, celle qui consiste à rechercher un partenaire qui vous ressemble a également été documentée. Cette étude de la Charles University (République Tchèque) suggère que c’est une fois installé dans une relation, que la préférence va à ceux qui vous ressemblent. Explications dans la revue Frontiers in Psychology.

De nombreuses études ont été menées sur l'attractivité entre un homme et une femme et les différents facteurs qui peuvent l'influencer. Plusieurs études ont documenté 2 hypothèses principales : · la première, largement soutenue, suggère la préférence pour un partenaire ayant les mêmes origines génétiques donc globalement les mêmes traits. · La seconde repose sur l'incertitude de la paternité et une préférence des hommes, chez les femmes, pour les traits récessifs, de manière à pouvoir reconnaître chez l'enfant, leurs propres caractères et donc pouvoir revendiquer leur paternité. Plus largement, cette hypothèse, évolutive, explique cette préférence pour la différence aussi comme un mécanisme d'adaptation pour éviter la consanguinité. Mais très peu de recherches ont été menées sur la façon dont nos perceptions et nos préférences changent quand nous commençons une nouvelle relation ou en fonction de notre statut relationnel. Recherche du partenaire et préférence pour la dissemblance : cette étude suggère que les célibataires, en recherche de partenaire, seraient plus attirés par des « traits opposés » ou très différents, et que les personnes déjà impliquées dans une relation de couple, seraient plutôt attirées par des traits qui leur ressemblent. Finalement, le statut relationnel déterminerait les lois de l'attractivité. C'est la conclusion de cette expérience qui a présenté à des étudiants (exemple de participant: photo du haut), une série de photos de visages (photos du bas) et leur a demandé d'évaluer leur niveau d'attractivité. Les photographies ont été modifiées numériquement de manière à doser la ressemblance avec chaque participant. L'expérience montre que les participants célibataires ou n'ayant pas de relation de couple, vont préférer des visages très différents des leurs. Le contraire est constaté pour les participants déjà investis dans une relation. Relation amoureuse et préférence pour la ressemblance : les chercheurs suggèrent que les mécanismes de perception de l'attractivité qui nous donnent une préférence pour un partenaire génétiquement adapté (donc différent/complémentaire) peuvent être supprimés en cas de relations amoureuses en cours. Ce qui pourrait aussi être « une autre stratégie évolutive » destinée à favoriser la stabilité de la relation en cours, en préservant les personnes déjà engagées, d'alternatives séduisantes à leur partenaire actuel ? Ou tout simplement un avantage social dans une relation stable. En fin de compte, les résultats confirment l'interprétation évolutive qui veut que la dissemblance soit plutôt recherchée par les individus (et las animaux) encore non-accouplés, en particulier pour éviter la consanguinité.

Autres actualités sur le même thème