EXERCICE et SANTÉ MUSCULAIRE : La stimulation électrique en plus, c’est du muscle en plus ?
Pratiquer régulièrement un exercice adapté est un must pour la santé mais tout le monde n’est pas en mesure ou disposé à s’engager dans un exercice standard. Cette équipe de kinésiologues l’Université du Texas à El Paso nous fait une proposition originale : combiner la stimulation musculaire électrique à l'entraînement en résistance, afin d’augmenter, encore plus, la force et la masse musculaires. Si le concept semble novateur, l’équipe identifie ici plusieurs études sur le sujet et livre, dans l’European Journal of Applied Physiology, une méta-analyse sur l’efficacité de la pratique combinée exercice et stimulation simultanée.
L’étude, une méta-analyse des recherches déjà publiées sur la combinaison de la stimulation musculaire électrique et de l'entraînement en résistance confirme que ce combo permet à terme une plus grande masse musculaire et à une plus grande force par rapport à l’entraînement en résistance seul.
Les auteurs précisent que la stimulation électrique neuromusculaire (NMES : Neuromuscular electrical stimulation (NMES), ou stimulation musculaire électrique en abrégé, utilise des courants électriques pour contracter les muscles. Les appareils de stimulation sont faciles à utiliser et largement disponibles sur le marché, pour une utilisation à domicile.
Mais de nombreux professionnels de santé, comme de nombreux usagers se posent la question : « Ces stimulateurs apportent-ils toujours des avantages en plus,
lorsqu'ils sont utilisés pendant un entraînement de résistance ? »
« Les résultats sont là, et ils sont prometteurs »
Cette méta-analyse de 12 études menées sur le sujet, dans lesquelles les participants suivaient un programme d’entrainement de résistance traditionnel, tout en utilisant des appareils NMES, confirme en effet que :
- l'utilisation de la NMES pendant un entraînement de résistance conduit à une plus grande masse musculaire et à une plus grande force que l'entraînement de résistance seul ;
- si les périodes d’entraînement des participants allaient de 2 à 16 semaines, les durées plus longues apportaient de meilleurs résultats ;
- enfin, le NMES contribue à améliorer, encore, la santé physique et métabolique.
Explication : dans des conditions normales, le cerveau active les muscles en envoyant des signaux à travers le système nerveux. Le NMES imite ce processus en délivrant des courants électriques externes aux nerfs, provoquant la contraction des muscles, sans intervention du cerveau. Les muscles se contractent volontairement et involontairement, donc plus.
Autres actualités sur le même thème
LOMBALGIE: Faire de l'exercice, le moyen le plus efficace pour conjurer le mal de dos
Actualité publiée il y a 10 années 8 moisMALADIE PSORIASIQUE: 2 biomarqueurs prédisent le risque cardiovasculaire
Actualité publiée il y a 3 années 5 moisEXERCICE PHYSIQUE : Comment il élimine les protéines toxiques des muscles
Actualité publiée il y a 7 années 11 moisSANTÉ PUBLIQUE et vaccination : Et si le médecin était beaucoup plus proactif ?
Actualité publiée il y a 9 années 6 moisSi c’était le médecin qui prenait l’initiative du rendez-vous pour et avec ses patients, ceux-ci seraient bien plus susceptibles de se faire vacciner contre la...


