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FIBRILLATION AURICULAIRE : 1 nouveau cas c’est 30 % de risque de récidive dans l’année

Actualité publiée il y a 4 mois 6 jours 11 heures
Annals in Internal Medicine
1 adulte sur 3 diagnostiqués avec une fibrillation auriculaire (FA) au cours d'une hospitalisation connaîtra un épisode récurrent dans l'année (Visuel Adobe Stock 108678873)

1 adulte sur 3 diagnostiqués avec une fibrillation auriculaire (FA) au cours d'une hospitalisation connaîtra un épisode récurrent dans l'année, conclut cette analyse menée à l’Université McMaster et du Population Health Research Institute (PHRI, Ontario). Ces données, publiées dans les Annals in Internal Medicine, suggèrent l’intérêt de prescrire un traitement anticoagulant oral, en prévention, à ces patients.

 

La FA survient fréquemment chez les patients hospitalisés pour une maladie ou une intervention chirurgicale. On ignore si ces cas de FA, ou une partie d’entre eux, sont causés par un stress physiologique et si le risque s’élimine à la sortie du patient, ou si ces épisodes de FA détectés en milieu hospitalier pourront se reproduire. Consigner, pour ces patients, les épisodes récurrents de FA après la sortie de l'hôpital, pourrait permettre d’identifier ceux qui peuvent bénéficier d’un traitement préventif des récidives.

1 premier cas, c'est 7 fois plus de risque de nouvel épisode

L’étude est menée auprès de 189 adultes hospitalisés pour une chirurgie non cardiaque ou une maladie et souffrant d’une « nouvelle » FA. Les chercheurs souhaitaient estimer le risque de récidive de la FA chez ces patients vs témoins exempts de FA. Les participants des 2 groupes ont été surveillés à l'aide d'un moniteur ECG sur une période de 14 jours à 1 et 6 mois de l’hospitalisation et ont été évalués, par téléphone, à 1, 6 et 12 mois. L’analyse révèle que :

 

  • la FA récurrente est détectée chez 32,3 % des participants dans l'année qui suit l'hospitalisation, vs chez 3 % des témoins appariés ;
  • le taux d’incidence ou de récurrence est donc environ 7 fois plus élevé chez des patients ayant subi un premier épisode sévère vs en population générale (ou témoins).

 

Pour ces patients atteints de FA, l’anticoagulation orale apparaît donc justifiée, concluent les chercheurs.

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