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FIBRILLATION AURICULAIRE: Retarder les anticoagulants, c'est risquer la démence

Actualité publiée il y a 2 années 4 mois 1 semaine
Heart Rhythm 2017

Cette étude de l’Intermountain Medical Center (Utah) montre que les taux de démence augmentent lorsque le traitement anticoagulant est retardé chez les patients atteints de fibrillation auriculaire, un type d’arythmie cardiaque qui touche plus de 10 millions de personnes dans le monde. Des données présentées au Congrès Heart Rhythm 2017 favorables à la thérapie précoce pour limiter le risque de lésions cérébrales chez les patients, prévenir l'AVC mais aussi le risque de démence. Cette large étude menée par des chercheurs de l'Institut de cardiologie Intermountain Medical Center à Salt Lake City sur 76.230 patients atteints de fibrillation auriculaire sans antécédents de démence, traités avec un antiplaquettaire (n=21781) ou une warfarine (n=4.408), a regardé les associations entre les conditions de traitement et l’incidence de la démence. Les patients ont été répartis en 2 catégories, ceux qui avaient reçu un traitement immédiat ou moins de 30 jours après le diagnostic et ceux qui avaient reçu un traitement tardivement, soit plus d’1 an après le diagnostic. Sur la base d’une échelle reconnue de risque d'accident vasculaire cérébral, les chercheurs constatent que le risque de démence chez les patients à faible risque d’AVC est de 30% plus élevé chez ceux qui ont reçu un traitement retardé et jusqu’à 136% plus élevé chez les patients à risque élevé d’AVC.

Ces résultats appellent à commencer le traitement anticoagulant le plus tôt possible après le diagnostic de fibrillation auriculaire. Une attente même de 30 jours pour initier un traitement anticoagulant peut augmenter le risque à long terme d'un patient de développer une démence. Les anticoagulants comme les antiplaquettaires et la warfarine, sont des outils puissants de prévention de l'AVC et sont aujourd'hui prescrits à des millions de personnes dans le monde. Cependant, le retard de prescription après diagnostic de FA reste fréquent. Les auteurs de l'étude appellent des études supplémentaires pour mieux comprendre comment le risque de démence augmente sur une plus longue période de temps.

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