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GRAISSES SATURÉES: Un risque plus élevé de décès prématuré

Actualité publiée il y a 3 années 11 mois 58 min
JAMA Internal Medicine

Nouvelle confirmation du lien entre consommation élevée de graisses saturées et risque de décès prématuré avec cette grande analyse de donnes de plus de 120.000 participants suivis durant plus de 30 ans. Des conclusions, présentées dans le JAMA Internal Medicine qui appellent à nouveau à limiter ses apports en acides gras trans et saturés au profit des polyinsaturés.

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De nombreuses études ont été publiées sur les risques liés à une consommation trop élevée de graisses saturées, avec des conclusions contradictoires. Rappelons cette étude publiée dans le British Medical Journal qui explique que nous avons besoin de ces graisses alimentaires pour aider le corps à absorber les nutriments ; que le conseil d'éviter à tout prix les graisses saturées, assené au cours de ces dernières années, a paradoxalement favorisé l'augmentation du risque d'obésité et de maladies cardiaques. Plusieurs études s'accordent néanmoins pour reconnaître que la consommation de graisses saturées peut être inversement associée à celle de sucres ou d'autres types d'acides gras, qui entraînent également leurs effets sur le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires. Bref, tout est question d'équilibre.


Ici, les chercheurs de Harvard et du Brigham and Women's Hospital ont analysé les données combinées de 2 études de cohorte toujours en cours, débutées dans les années 1980, portant sur un total de 126.236 participants. Les chercheurs ont rapproché, sur un suivi de plus de 30 ans, les données alimentaires des résultats de santé. En particulier, ont été estimés les effets sur la santé, des hydrates de carbone, de la consommation de graisse alimentaire totale, d'acides gras spécifiques (saturés (viande rouge et produits laitiers), polyinsaturés (huile de tournesol ou de soja), mono-insaturés (huile d'olive et d'arachide), trans (certains plats et aliments préparés) et oméga 3 et 6). Enfin, les chercheurs ont estimé l'effet d'une substitution de 5% de l'apport énergétique alimentaire en graisses saturées ou trans par des acides gras polyinsaturés ou mono-insaturés. Ont également été pris en compte les facteurs de confusion possibles, dont l'âge, l'IMC, l'activité physique…L'analyse révèle que,

· une plus forte consommation de graisses saturées (par rapport aux hydrates de carbone) est associée à un risque accru de 8% de décès à 30 ans, vs consommation plus faible de graisses saturées,

· une plus forte consommation totale de graisses ou d'acides gras mono et polyinsaturés est associée à un risque légèrement réduit de 10 à 19% de décès durant la période de suivi,

· une plus forte consommation d'acides gras trans est associée à un risque accru de 13% de décès prématuré.

Ø Substituer pour 5% de son apport énergétique des acides gras polyinsaturés aux graisses saturées permettrait de réduire de 27% le risque de décès prématuré. Ce résultat est également constaté, mais dans une moindre mesure avec les acides gras mono-insaturés.

On conclura que les différents types d'acides gras ont des effets différents sur la santé et qu'il vaut tout de même mieux préférer les graisses (ou huiles) mono et polyinsaturées aux gras trans et saturés.

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