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HORLOGE BIOLOGIQUE : Elle tourne mieux dans le cœur des femmes

Actualité publiée il y a 3 mois 6 jours 21 heures
American Journal of Physiology
Les différences de sexe dans l'horloge biologique apparaissent bénéfiques à la santé cardiaque des femmes

Les différences de sexe dans l'horloge biologique apparaissent bénéfiques à la santé cardiaque des femmes, souligne cette étude d’une équipe de l’Université de Floride, menée sur la souris. Ainsi, les souris femelles régulent toujours correctement leur pression artérielle, même en l'absence d'un gène de l'horloge circadienne. Ce constat, documenté dans l’American Journal of Physiology, contribue à une meilleure compréhension des différences entre les sexes dans la régulation de la fonction cardiovasculaire par l'horloge circadienne, et explique, au moins en partie, pourquoi les femmes non ménopausées sont moins susceptibles d’éprouver des anomalies d’évolution de la tension au cours du cycle circadien.

 

L'horloge biologique qui organise les activités corporelles sur une période de 24 heures contribue accessoirement aux variations normales de la pression artérielle et du fonctionnement du cœur au cours de la journée. L'horloge circadienne fonctionne sur la base de 4 protéines majeures, codées par des "gènes d'horloge" qui régulent près de la moitié de tous les gènes du corps, y compris ceux impliqués dans la régulation de la pression artérielle. Chez la plupart des humains en bonne santé, la pression artérielle baisse durant la nuit. Certaines personnes, qui ne subissent pas cette évolution normale de la pression, sont plus susceptibles de développer une maladie cardiaque. Cette recherche suggère via l’analyse de l’évolution circadienne de la pression artérielle chez la souris femelle, qu'un gène qui régit l'horloge biologique (circadienne) du corps agit différemment chez les hommes et chez les femmes et va protéger les femmes contre la maladie cardiaque.

 

Un rythme circadien plus solide de la pression artérielle chez les femmes ? De précédentes recherches ont montré que les souris mâles dépourvues de l’un des 4 gènes d'horloge, PER1, ne suivent plus cette évolution normale de la tension au cours du cycle de 24 heures, et présentent alors un risque plus élevé de maladie cardiaque et rénale. L’équipe a donc étudié la réponse circadienne et la pression artérielle de souris femelles dépourvues de PER1 et les a comparées à un groupe contrôle de femelles en bonne santé. Cette expérience permet de constater que les 2 groupes de souris femelles, avec et sans PER1, conservent un rythme circadien « apparent » de la pression artérielle, contrairement aux souris mâles. Ainsi les femelles privées de PER1 présentent des baisses normales de pression artérielle pendant la nuit.

 

L’absence du gène d’horloge PER1 agit donc différemment chez les hommes et les femmes, concluent les chercheurs qui étendent ces résultats aux humains, prenant en compte les précédentes recherches. Des résultats en effet cohérents avec des études suggérant que les femmes non ménopausées sont moins susceptibles de ne pas suivre cette évolution normale de la pression que les hommes du même âge.

 

L’étude représente une étape importante dans la compréhension des différences entre les sexes dans la régulation de la fonction cardiovasculaire par l'horloge circadienne et fait valoir une vulnérabilité cardiovasculaire moindre chez les femmes, ici en cas d'horloge déréglée.


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