Vous recherchez une actualité
Actualités

HYGIÈNE DENTAIRE: Des bactéries buccales liées au risque d'accident vasculaire cérébral

Actualité publiée il y a 4 années 5 mois 3 semaines
Scientific Reports

Bien se brosser les dents peut prévenir les maladies cardiaques, avait déjà suggéré une étude qui constatait des différences significatives dans la progression de l'athérosclérose en fonction de la santé parodontale. Cette nouvelle étude montre qu’une bactérie buccale peut remonter au cerveau, se fixer à un micro-vaisseau et provoquer sa rupture. Le point avec les Scientific Reports.

CORONAVIRUS

TENA soutient les aidants
familiaux et leurs proches

Nous soutenons les aidants familiaux et leurs proches pendant cette période difficile. Cliquez ici pour retrouver nos conseils et astuces simples sur l'hygiène.

Les chercheurs de l'Université de Louisville ont mené cette étude auprès de patients hospitalisés pour AVC et évalué cette association déjà évoquée entre certains types d'AVC et la présence de bactéries buccales de type Streptococcus mutans. L'analyse montre que parmi les patients ayant subi une hémorragie intracérébrale, 26% présentent cette bactérie spécifique dans leur salive.


Pour les autres types d'AVC, l'association est moins forte : seulement 6% des patients testés positifs pour la bactérie.

Enfin, en cas de micro-saignements cérébraux -pouvant entrainer la démence- la bactérie est également fréquemment retrouvée.

Explication : S. mutans pourrait se fixer à des vaisseaux sanguins déjà affaiblis par l'âge et par l'hypertension artérielle (HTA), provoquant des ruptures artérielles dans le cerveau, conduisant à de petites ou grandes hémorragies.

Ces nouvelles données confirment l'importance de la santé bucco-dentaire pour la santé du cerveau. D'autant que ces bactéries buccales, présentes dans 10% environ de la population générale, semblent impliquées dans différentes formes d'AVC. Au-delà des micro-saignements, il y a également le risque de démences, de maladies d'Alzheimer et de Parkinson. C'est la prochaine étape de l'équipe qui va évaluer les effets possibles de ces bactéries sur le risque de maladie neurodégénérative.

Autres actualités sur le même thème