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HYPERACTIVITÉ VÉSICALE : Une solution non invasive pour les vessies hyperactives

Actualité publiée il y a 5 mois 2 heures 13 min
Frontiers in Systems Neuroscience
La neuromodulation de la moelle épinière électrique transcutanée se révèle efficace contre l'hyperactivité vésicale

Ce nouvel essai clinique mené à l’école Keck Medicine de l'Université de Californie du Sud examine une solution non invasive basée sur la stimulation de la moelle épinière dans le traitement de la vessie hyperactive. Ces nouvelles données, présentées dans la revue Frontiers in Systems Neuroscience, révèlent les promesses de la neuromodulation de la moelle épinière électrique transcutanée.

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La vessie hyperactive ou hyperactivité vésicale est causée par certaines conditions neurologiques telles qu'une lésion ou un accident vasculaire cérébral ou encore de cause idiopathique. Cette condition provoque plusieurs troubles urologiques, tels que des mictions fréquentes et l'incontinence. Les traitements existants de la maladie peuvent provoquer des effets secondaires indésirables ou nécessiter des procédures invasives hautement spécialisées.

Ce n'est pas le cas de la thérapie nommée « TESCoN » (pour Transcutaneous Electrical Spinal Cord Neuromodulation), non invasive, qui délivre des impulsions électriques de faible intensité à la moelle épinière et, sans que les processus sous-jacents soient réellement compris, semble induire à nouveau les réseaux de neurones spinaux à stocker et vider correctement l'urine et à permettre au patient de retrouver une sensation vésicale.

 

 

La neuromodulation permet une amélioration de la sensation vésicale

L'essai fait suite à une étude récente menée auprès de 14 patients qui présentaient un dysfonctionnement vésical dû à une lésion de la moelle épinière, un accident vasculaire cérébral, une sclérose en plaques ou une cause idiopathique. Ces patients ont suivi des séances de stimulation de la moelle épinière 3 fois par semaine pendant 8 semaines, et tous ont signalé une amélioration de la sensation vésicale ainsi qu’une réduction du nombre d'épisodes d'incontinence et de mictions nocturnes (nycturie).

 

TESCoN est bien toléré par les patients et facile à administrer par les médecins, expliquent ces chercheurs qui se préparent à lancer un essai contrôlé en double aveugle au cours duquel la moitié des participants va recevoir 2 séances d’1 heure de TESCoN par semaine pendant 12 semaines. La stimulation est effectuée via des électrodes fixées à un appareil qui émet des impulsions de faible intensité à travers des tampons adhésifs placés sur le dos du patient. L'autre moitié des participants recevra une stimulation fictive au cours de l'essai. Les résultats primaires sont le nombre de mictions quotidiennes et d'épisodes d’incontinence des participants sur des périodes de 72 heures. Les chercheurs compareront ensuite les données entre le début et la fin de l'essai, et entre les participants qui reçoivent la stimulation réelle ou fictive.

 

Le mécanisme exact de l'amélioration de la fonction vésicale via TESCoN n'est pas connu. Cependant, les chercheurs urologues suggèrent que la stimulation pourrait relancer les réseaux neuronaux spinaux nécessaires à la sensation et au contrôle de la vessie. En effet, chez ces patients souffrant d'une lésion de la moelle épinière ou d'un trouble neurologique, les nerfs contrôlant la vessie sont soit coupés, soit perturbés.

 

Si ce nouvel essai venait confirmer les résultats bénéfiques de la thérapie par stimulation électrique, ce nouveau dispositif, qui pourrait être développé pour le domicile, permettrait de rendre, à un grand nombre de patients, un sentiment de bien-être et une qualité de vie. « Une vessie hyperactive peut causer de l'inconfort, des désagréments et de l'embarras. Plus les patients ont de contrôle sur leur vessie, plus ils ont de contrôle sur leur vie », concluent les urologues.

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