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HYPERTENSION : Les déterminants sociaux mettent la pression

Actualité publiée il y a 3 mois 5 heures 11 min
Annals in Internal Medicine
L'étude révèle une augmentation disproportionnée de l'hypertension artérielle (HTA) chez les adultes à plus faible revenu (Visuel Adobe Stock 420842356)

Ce bilan d’équipes du Beth Israel Deaconess Medical Center et de la Harvard Medical School, publié dans les Annals of Internal Medicine, révèle une augmentation disproportionnée de l'hypertension artérielle (HTA) chez les adultes à plus faible revenu et appelle donc à des initiatives ciblées pour améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des facteurs de risque cardiovasculaire chez ces groupes socio-économiques moins favorisés.

 

Grâce aux progrès du suivi et des traitements et en dépit du vieillissement des populations, la mortalité cardiovasculaire a stagné ces dernières années, cependant on constate une augmentation notable des décès chez les adultes d'âge moyen à faible revenu. Ainsi, ce groupe de population apparaît touché de manière disproportionnée et la mauvaise santé cardiovasculaire apparaît associée à des déterminants sociaux. Cependant, l’évolution du fardeau des facteurs de risque cardiovasculaire chez les adultes d’âge moyen en fonction du niveau de revenu reste encore mal connue.

Le niveau de revenus, un facteur majeur de santé cardiovasculaire

L’étude a suivi 20.761 adultes âgés de 40 à 64 ans de 1999 à mars 2020 participant à la cohorte NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) afin d’évaluer l’importance de différents facteurs de risque cardiovasculaire. L’analyse s’est concentrée sur les déterminants sociaux dont la contribution à la santé cardiovasculaire reste mal comprise. L’analyse confirme en effet qu’un revenu inférieur est associé à un risque accru d’HTA vs un revenu plus élevé. Cependant, les personnes ayant des revenus plus élevés encourent un risque accru de diabète et d’obésité. Précisément,

 

  • l’hypertension chez les adultes à faible revenu a augmenté au cours de la période d’étude : 45 % des participants ayant un faible revenu ont reçu un diagnostic d’HTA ;
  • aucun changement n’est en revanche observé dans les taux de diabète ou d’obésité chez ces participants à faible revenu ;
  • cependant, si les adultes à revenus plus élevés n'ont pas connu de changement d’incidence d’HTA, ils ont connu une augmentation notable du diabète et de l'obésité, 44 % d’entre eux ayant reçu un diagnostic d'obésité ;
  • ces disparités basées sur les revenus en matière d'hypertension, de diabète et de tabagisme semblent avoir persisté ces dernières années, même après ajustement de la couverture d’assurance, de l’accès aux soins de santé et de l’insécurité alimentaire.

 

Pris ensemble, ces résultats suggèrent l’importance d’initiatives ciblées en matière de santé publique visant à améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des différents facteurs de risque cardiovasculaire dans les communautés moins favorisées.

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