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HYPERTRIGLYCÉRIDÉMIE : Un médicament expérimental qui réduit davantage les lipides

Actualité publiée il y a 1 mois 2 semaines 9 heures
NEJM
L'hypertriglycéridémie, ou des taux élevés de lipides (graisses) dans le sang, augmente le risque de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral (AVC) mais aussi de pancréatite aiguë (Visuel Adobe Stock 733069476)

L'hypertriglycéridémie, ou des taux élevés de lipides (graisses) dans le sang, augmente le risque de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral (AVC) mais aussi de pancréatite aiguë. Il existe des médicaments disponibles, cependant leur efficacité reste limitée et pour de nombreux patients, insuffisante pour prévenir ce risque de complications. Cette étude menée par des cardiologues et des pharmacologues du Brigham and Women's Hospital (BWH, Boston), montre que ce médicament expérimental pourrait réduire davantage les triglycérides dans le sang. Ces données présentées lors de la Réunion scientifique 2024 de l’American College of Cardiology (ACC) et publiées dans le New England Journal of Medicine (NEJM) ouvrent une nouvelle voie thérapeutique pour les patients présentant un risque cardiovasculaire élevé.

 

Les médicaments actuels, notamment les statines, l'ézétimibe, les fibrates et les acides gras oméga-3, abaissent généralement les taux de triglycérides de 10 % à 40 %. Ces thérapies aident à faire baisser les niveaux de graisses dans le sang, mais ne suffisent pas à prévenir les événements cardiovasculaires chez tous les patients.

 

L'essai est mené auprès de 154 patients sous hypolipidémiant souffrant d'hypertriglycéridémie modérée à sévère répartis pour recevoir soit 50 mg du candidat « olezarsen », soit 80 mg d'olezarsen soit un placebo. Olezarsen est un oligonucléotide antisens qui inhibe APOC3, un gène associé aux taux plus élevés de triglycérides, en ciblant son ARNm. Le médicament a été administré par voie sous-cutanée, toutes les 4 semaines, pendant une période d'1 an. L’analyse révèle que :

  • le candidat a permis de réduire les taux de triglycérides de 49 % à la dose de 50 mg,

  • de 53 % à la dose de 80 mg, vs placebo ;
  • l’olezarsen a également réduit l'apolipoprotéine B et le cholestérol non HDL, qui jouent un rôle important dans la formation de la plaque d’athérome, de 18 à 18,5 % et de 23 % à 25 %, respectivement.

 

Bien que des études plus vastes et à plus long terme restent nécessaires pour évaluer davantage l'efficacité et l'innocuité de l'olezarsen dans la prévention des crises cardiaques et des AVC, cet essai ouvre une nouvelle piste thérapeutique pour les patients à risque cardiovasculaire élevé : en effet, le ciblage de l'ARNm d'APOC3 est une toute nouvelle voie pour réduire les triglycérides.

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