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IAS, AES : Les techniciens de stérilisation en première ligne

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 2 semaines
AJIC
Cette recherche sensibilise au risque de contamination encouru par les techniciens de laboratoire et des plateaux techniques, en particulier les agents de stérilisation, eux-aussi exposés fréquemment aux fluides corporels des patients (Visuel Adobe Stock 275859997)

Cette recherche, à paraître dans l’American Journal of Infection Control (AJIC), sensibilise au risque de contamination encouru par les techniciens de laboratoire et des plateaux techniques, en particulier les agents de stérilisation, eux-aussi exposés fréquemment aux fluides corporels des patients, peut-être même plus fréquemment que les médecins cliniciens et les soignants pour lesquels ce risque est peut-être mieux documenté. La recherche suggère que les personnels en charge du traitement des instruments médicaux et en particulier de leur stérilisation, peuvent, eux-aussi, -aussi être exposé aux tissus, au sang et aux fluides corporels du patient en dépit de l'utilisation d'équipements de protection individuelle (EPI).

 

L'étude est la première à évaluer dans le monde réel les expositions à des fluides contaminants liées à des activités de traitement, notamment de stérilisation de routine de dispositifs et de matériels médicaux. C’est, dans le même temps, une étude sur le niveau d'efficacité des EPI pour le personnel de traitement stérile.

Les EPI ne sont pas toujours protecteurs

Même correctement enfilé et retiré, l’EPI n'apporte pas toujours une protection adéquate contre les activités de stérilisation de routine. Les auteurs soulignent la nécessité de davantage de recherches pour préciser les directives et les protocoles à mettre en œuvre dans ce type de manipulations, pour accroître le niveau de sécurité et réduire le risque d’infection des équipes techniques.

 

L’étude pilote documente la survenue fréquente d’éclaboussures, de dispersions de gouttelettes et d’aérosolisation lors du nettoyage manuel des instruments et matériels médicaux. « Les personnels sont parfois « atteints » en dépit du port des EPI recommandés », commente l’auteur principal, Cori L. Ofstead, président-directeur général d'Ofstead & Associates, un institut de recherche en Santé publique.

 

« Une combinaison de solutions d'ingénierie telles que des barrières physiques et des systèmes de nettoyage automatisés, de meilleurs équipements de protection et des pratiques de réduction des éclaboussures/expositions est nécessaire pour réduire la contamination de l'environnement et l'exposition du personnel dans les services de traitement stérile et d'endoscopie. »

 

La recherche a consisté à apposer du papier de détection d'humidité sur des surfaces environnementales et des EPI, dans un service de stérilisation et de désinfection d'un grand hôpital urbain. Le personnel de traitement hautement qualifié a ensuite simulé l'exécution de tâches de retraitement de routine, notamment le remplissage d'un évier, le brossage d'un urétéroscope et l'utilisation d'un pulvérisateur électrique lors du rinçage du bassin de l'évier. Une fois les tâches terminées, les chercheurs ont détecté des éclaboussures et une dispersion de gouttelettes à au moins 1 m et jusqu’à 1,5 m de l'évier. Cette dispersion -et le risque d’exposition et de contamination associé-, s’avère majoritairement corrélée aux activités de stérilisation et de désinfection simulées. L’expérience montre également que les EPI recommandés ne protègent pas complètement les personnels techniques des projections d’eau, de liquides et de solutions de nettoyage.

 

Des implications pour les personnels techniques des hôpitaux, des cliniques, des services de chirurgie ou encore des plateaux techniques (dont le bloc) : ces données appellent, en effet, à des recherches supplémentaires pour réévaluer et revoir les directives pour la prévention des expositions liées aux instruments et dispositifs contaminés.

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