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INFECTION URINAIRE : L’analyse de l’ADN circulant surpasse les méthodes traditionnelles

Actualité publiée il y a 1 année 3 mois 3 semaines
Nature Communications
Cette nouvelle technique diagnostique est basée sur le séquençage de l’ADN circulant dans les urines

Cette étude de la Cornell University démontre l’efficacité d’une nouvelle méthode de surveillance des infections urinaires qui surpasse les méthodes traditionnelles et apporte également des données précieuses sur la dynamique de l'infection et sur la réponse du patient. Cette nouvelle technique diagnostique basée sur le séquençage de l’ADN circulant est présentée dans la revue Nature Communications.

 

Les infections urinaires sont l'une des infections les plus courantes chez les humains et se produisent lorsque des bactéries ou des virus nocifs atteignent différents sites du système urinaire, dont les reins, la vessie ou l'urètre. Ces chercheurs de la Cornell Engineering et Weill Cornell Medicine montrent tout l’intérêt de l’analyse de l'ADN circulant ou de fragments du génome d'une cellule morte issue de cellules humaines et microbiennes, à partir d'un échantillon d'urine pour la détection et la surveillance des infections urinaires.

 

Un type de biopsie liquide : Au-delà de la mesure des concentrations des différents composants du microbiome, l'ADN circulant dans les urines est « une mine d'informations » sur les phénotypes bactériens, explique le Dr Ewijn De Vlaminck, professeur d'ingénierie biomédicale et auteur principal de l'étude : « Nous avons trouvé que nous pouvions déduire la fraction de la population bactérienne qui croît, en regardant attentivement les sites dans le génome d’où l'ADN cellulaire est dérivé ». De plus, l'analyse métagénomique de l'ADN circulant peut également être utilisé pour déduire quels antimicrobiens fonctionnent le mieux, chez le patient, contre une infection spécifique.

 

Une technique de surveillance particulièrement bénéfique pour les receveurs de greffe de rein : car 50% des receveurs de rein souffriront d'une infection urinaire bactérienne au cours des 3 premières années suivant la greffe, avec un risque de complications sévères associées.

La technique permet de diagnostiquer des infections rares qui ne sont pas systématiquement dépistées et va permettre aussi et ainsi, d’améliorer les résultats en transplantation rénale. Avec un atout supplémentaire : Selon les chercheurs, ce test ADN urinaire sera de plus en plus rapide et de moins en moins coûteux, en raison des progrès techniques continus dans le séquençage de l'ADN.

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