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INTERDICTION de FUMER: C'est 20% d'expérimentation de moins chez les jeunes

Actualité publiée il y a 5 années 3 mois 3 semaines
Nicotine & Tobacco Research

Cette recherche, à paraître dans la revue Nicotine & Tobacco Research montre que l'interdiction de fumer dans les lieux publics, au Royaume-Uni, a permis de réduire l’expérimentation et la consommation de tabac de 20% environ chez les adolescents. Si de multiples études ont déjà établi les bénéfices des législations anti-tabac et notamment de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, c’est l’une des premières études à apprécier ces effets spécifiquement sur le tabagisme de l’adolescent.

Les chercheurs de l'Université de Glasgow et de l'Université de Stirling ont analysé les données des enquêtes scolaires pour évaluer l'effet des politiques anti-tabac sur le tabagisme des adolescents. Une législation somme toute récente au Royaume-Uni, puisqu'elle a été mise en œuvre d'abord en Ecosse en mars 2006, puis au Pays de Galles et en Irlande du Nord en avril 2007 puis en Angleterre en juillet 2007. Les premiers résultats de cette analyse, communiqués par l'université de Glasgow montre des tendances nettes et significatives à la fois sur l'expérimentation et la consommation de cigarettes chez les adolescents âgés de 13 à 15 ans, et en particulier chez les filles :


Ø Ainsi, chez les filles le taux de tabagisme est réduit à 19% après la mise en œuvre des interdictions, vs 24% auparavant.

De multiples recherches ont établi les bénéfices des législations antitabac : rappelons ces récents résultats d'une grande méta-analyse de l'Université d'Edimbourg, publiée dans le Lancet : Cette méta-analyse de 11 études réalisées en Amérique du Nord et en Europe, portant sur plus de 2,5 millions de naissances montre que l'interdiction de fumer dans les lieux publics a contribué à réduire les naissances prématurées de 10%, le nombre de visites d'enfants à l'hôpital pour asthme également de 10%. Autres résultats, chez l'adulte avec autre étude publiée dans la revue Circulation : une baisse de 15% du nombre d'hospitalisations pour crise cardiaque, de 16% du nombre d'hospitalisations pour AVC et de 24% des hospitalisations pour des maladies respiratoires telles que l'asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).

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