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IST: Un spray nasal contre la chlamydia ?

Actualité publiée il y a 3 années 2 mois 3 jours
Vaccine

Cette recherche canadienne, publiée dans la revue Vaccine, marque un pas important vers le développement d’un vaccin anti-chlamydia, l’une des infections sexuellement transmissibles (IST) les plus courantes, en particulier chez les jeunes. Développé sous forme de spray nasal et testé chez la souris, le candidat vaccin montre une certaine efficacité, dont une réduction de la propagation de l’infection et du risque de transmission. Un avantage appréciable en particulier en cas de forme asymptomatique…

L'infection à Chlamydia trachomatis (Ct) est une infection sexuellement transmissible (IST) bactérienne, le plus souvent asymptomatique. L'infection peut être traitée par antibiotiques, mais mal gérée, elle peut se compliquer de douleurs chroniques, de grossesse extra-utérine et d'infertilité tubaire, survenant respectivement chez 4%, 2% et 3% des femmes infectées. Elle peut être traitée par antibiotiques et en quelques jours, avec un dépistage précoce. Les Agences sanitaires préconisent un dépistage ciblé sur les personnes vues dans les Consultations de dépistage anonyme et gratuit (CDAG), les Centres d'information, de dépistage et de diagnostic des IST (Ciddist) et les Centres de planification et d'éducation familiale (CPEF). En France, la prévalence des infections à Chlamydia est estimée à 1,4% chez les hommes et à 1,6% chez les femmes (et un peu plus chez les 18-29 ans (hommes : 2,5%, femmes : 3,2%).


De nombreuses tentatives pour développer un vaccin anti-chlamydia ont échoué en raison de la résistance rapide de la bactérie au vaccin, d'effets indésirables ou même de réponse aggravée à l'infection. Les chercheurs du MG DeGroote Institute for Infectious Disease Research, de la McMaster University et de St Joseph's Healthcare (Canada), ont testé leur candidat vaccin « BD584 » sur la souris infectée avec des bactéries chlamydia et évalué la réponse en anticorps anti-chlamydia. Le vaccin, administré sous forme de spray nasal, comprenait 3 protéines de la membrane des bactéries Chlamydia considérées comme importantes pour permettre aux bactéries d'infecter les cellules. De premières données encourageantes : 5 souris ont reçu le vaccin, 5 un placebo ! Des tests sanguins ont permis d'évaluer les niveaux en anticorps anti-chlamydia. Ces anticorps ont été testés ensuite en laboratoire pour vérifier leur capacité à neutraliser les bactéries. 20 autres souris, 10 vaccinées et 10 témoins ont été infectées avec une variante de la bactérie chlamydia chez la souris, appelée Chlamydia muridarum. Ces souris étaient testées tous les 2 pour voir combien de bactéries elles « produisaient ». Ces expériences montrent que,

· · · · 1 seule souris sur 10 vaccinées montré des signes d'Hydrosalpinx, vs 8 sur 10 souris non vaccinées.

Ce candidat vaccin sous forme de spray semble bien réduire la durée et la sévérité de l'infection pour les souris infectées par la chlamydia ainsi que l'excrétion bactérienne -et donc le risque de transmission-. BD584 est donc une bonne base pour un vaccin capable de réduire la transmissibilité des infections à chlamydia. Il reste évidemment un long parcours de recherche avant de pouvoir reproduire ces résultats chez l'Homme, mais ces premières recherches, prometteuses, méritent d'être publiées et suivies. (Vignette Couv Vaccine)
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