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La KÉTAMINE à nouveau envisagée contre le suicide et la déprime

Actualité publiée il y a 1 année 5 mois 3 semaines
The American Journal of Psychiatry
Cet essai de phase II confirme l'efficacité d'une formulation sous forme de pulvérisation nasale dans le traitement rapide des symptômes de la dépression majeure et des pensées suicidaires.

Ce n’est pas la première étude à révéler les bénéfices de la kétamine dans le traitement de la dépression et des pensées suicidaires. Cette étude confirme l’efficacité, ici, dans l'American Journal of Psychiatry (AJP), d’une formulation sous forme de pulvérisation nasale dans le traitement rapide des symptômes de la dépression majeure et des pensées suicidaires. Tout en recommandant la prudence sur l’utilisation du produit et la nécessité de contrôles efficaces.

 

Il s’agit d’une étude en double aveugle qui a comparé le traitement standard avec, en combinaison, une formulation intranasale d'eskétamine, une partie de la molécule de kétamine, à un traitement standard plus un placebo pour le traitement rapide des symptômes de dépression majeure, dont les pensées suicidaires. L’étude est menée chez 68 participants assignés au hasard à l'un des deux groupes, présentant un risque suicidaire imminent. Les participants ont reçu leur traitement 2 fois par semaine pendant 4 semaines, puis ont continué à recevoir des antidépresseurs. Les chercheurs du Laboratoire Janssen (Research and Development) et de la Yale School of Medicine ont examiné les effets 4 heures après la première prise, puis 24 heures après et enfin, à la fin de l’étude, à 25 jours. L’analyse constate

  • une réduction significative des scores de dépression et des pensées suicidaires dans le groupe « eskétamine » vs placebo, à 4 heures et à 24 heures ;
  • aucune différence notable des scores entre les 2 groupes à 25 jours ;
  • cela suggère donc un effet rapide mais de courte durée du traitement par eskétamine.

 

 

Les résultats de l'étude soutiennent donc l’efficacité temporaire de l’eskétamine par pulvérisation nasale pour traiter les symptômes dépressifs chez les patients évalués à risque élevé et imminent de suicide. L’eskétamine pourrait être un traitement d’appoint important pour « combler le fossé » lié à l'effet retardé de la plupart des antidépresseurs, d’environ de 4 à 6 semaines. Cet essai de phase II va donc être suivi d’un essai de phase III.

 

Enfin, les auteurs mettent en garde que d’autres recherches sont également nécessaires sur le risque d'abus de la kétamine.

N.B. L’essai a été financé par Janssen Research and Development, LLC.

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