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Le TROUBLE DÉPRESSIF saisonnier, un mythe ?

Actualité publiée il y a 3 années 8 mois 1 jour
Clinical Psychological Science

Certains medias font état du mois, voire du jour de l’année le plus déprimant, généralement en janvier. En cause le manque d‘ensoleillement, le froid, les problèmes financiers et la reprise du travail après les Fêtes… Pourtant le trouble dépressif saisonnier ne serait pas fondé, selon cette étude américaine, qui conclut, dans la revue Clinical Psychological Science, que toute association entre la saison et les troubles dépressifs majeurs…n’est qu’un mythe.

On pourrait donc parler d'une petite baisse de moral à défaut d'une dépression clinique, si l'on en croit ces conclusions de chercheurs de l'Auburn University at Montgomery. Le trouble affectif saisonnier est aujourd'hui décrit comme un type de dépression, saisonnière, qui peut en partie être déclenchée par une exposition réduite à la lumière du soleil -un facteur qui pourrait affecter l'humeur. Cependant, l'analyse de ces données de sondage téléphonique mené auprès d'environ 35.000 participants, élimine toute association entre la saison, la latitude et l'exposition au soleil avec les symptômes déclarés de dépression. Les s chercheurs de l'Université d'Auburn à Montgomery ont analysé les données de 34.294 répondants, à un sondage national, le Behavioural Risk Factor Surveillance System telephone survey, afin d'évaluer les liens entre l'exposition au soleil et les symptômes dépressifs. Les facteurs de confusion possible (âge, ethnie, genre, niveau d'études, niveau socio-professionnel) ont été pris en compte. 1.754 participants ont été classés comme « déprimés », selon l'échelle d'évaluation de la dépression Questionnaire–8 Depression Scale. L'analyse ne constate aucun effet de la saison, de la latitude ou de l'exposition au soleil sur les symptômes rapportés de dépression. Ainsi, la dépression saisonnière ne serait qu'un mythe ? Bien qu'enraciné dans la psychologie populaire, ce trouble n'est donc pas confirmé par des données objectives. Au point que les chercheurs concluent : « Il ne faut plus envisager la variation saisonnière comme un facteur de diagnostic et de risque de dépression majeure ». Un point essentiel donc à prendre en compte dans les décisions de traitements médicamenteux.

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