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LONGÉVITÉ : 105 ans, le cap le plus difficile à passer

Actualité publiée il y a 2 semaines 2 jours 9 heures
Science
A ce jour, la limite de la longévité humaine est donnée par Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans.

Les chances de vivre plus longtemps que 110 ans recommencent à augmenter, une fois le cap des 105 ans passés, révèle cette étude de l’Université de Californie, Berkeley qui suggèrent qu’une fois ce seuil atteint, le vieillissement semble ralentir et les taux de mortalité diminuer. Des conclusions présentées dans la revue Science, qui remettent en question l’existence d’une limite de durée de vie de l'être humain mais qui apparaissent pourtant similaires aux modèles de cycle de vie déjà documentés chez d'autres espèces, telles que les mouches et les vers.

 

A ce jour, la limite de la longévité humaine est donnée par Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans.

 

Les chercheurs de Berkeley avec leurs collaborateurs de l’Université de Rome ont mené cette étude auprès de 3.836 participants italiens extrêmement âgés, de 105 ans et plus. Les chercheurs ont suivi leurs trajectoires de vie et…de mort entre 2009 et 2015. Leur analyse constate que les chances de survie de ces champions de la longévité restent quasiment stables après 105 ans.

 

« Nos données suggèrent qu'il n'y a pas de limite fixe à la vie humaine », commente l'auteur principal, Kenneth Wachter, professeur émérite de Démographie et statistiques à l'UC Berkeley : « Non seulement nous voyons les taux de mortalité qui cessent de s'aggraver avec l'âge mais nous les voyons même s'améliorer légèrement avec le temps ». Plus précisément, les résultats montrent que les super-centenaires âgés de 105 à 109 ans, ont un risque de 50% de décès dans l'année et une espérance de vie supplémentaire de 1,5 an. Or cette espérance de vie est identique à 110 ans, d'où ce concept de plateau d’espérance de vie, à partir de 105 ans.

 

La trajectoire des nonagénaires est moins optimiste :  l'étude révèle ainsi que les femmes italiennes nées en 1904 et qui ont donc atteint l'âge de 90 ans ont un risque de 15% de décès au cours de l'année suivante et 6 années en moyenne à vivre. A 95 ans, leur risque de décès est estimé à 24% et leur espérance de vie réduite à 3,7 ans.

Certes, globalement, ces supercentenaires survivent en raison de la sélection démographique et / ou de la sélection naturelle. Les personnes fragiles ont tendance à mourir plus tôt tandis que les personnes robustes ou « génétiquement bénis », peuvent vivre jusqu'à des âges extrêmes.

Alors que des modèles de cycle de vie similaires ont été trouvés chez d'autres espèces, telles que les mouches et les vers, les chercheurs interrogent : « Qu'avons-nous en commun avec les mouches et les vers ? Une chose au moins : nous sommes tous des produits de l'évolution ».

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