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LYMPHOME: Une grande taille et l'obésité à l'adolescence font partie des facteurs risque

Actualité publiée il y a 3 années 7 mois 4 semaines
Cancer

Une taille et un poids corporel élevés à l'adolescence sont associés, avec cette analyse du Centre médical Sheba (Israël), à un risque plus élevé de développer un lymphome non hodgkinien (LNH), un cancer du système lymphatique. Cette analyse menée sur plus de 2 millions d’adolescents et présentée dans la revue Cancer, aboutit en fin de compte, à estimer la responsabilité de l'excès de poids et de taille à respectivement 6% et 3% de tous les cas de LNH. La croissance et l'excès alimentaire durant l'enfance pourraient, selon ces conclusions, avoir des effets sur les molécules inflammatoires induisant le développement du lymphome, mais cela reste à confirmer par des recherches supplémentaires.

L'incidence des lymphomes non hodgkiniens est à la hausse dans le monde, et ces données peuvent suggérer une responsabilité de l'épidémie d'obésité. Cette équipe dirigée par le Dr Merav Leiba a examiné si le poids et la taille, à l'adolescence pouvaient être associés au risque lymphome plus tard dans la vie à partir des données d'un très large échantillon de 2.352.988 adolescents âgés de 16 à 19 ans. Durant le suivi de l'étude (de 1967 à 2012), 4.021 cas de LNH ont été recensés. L'analyse conclut que :


· le surpoids et l'obésité à l'adolescences sont associés à une augmentation de 25% du risque de LNH en fin de vie, vs un poids normal à l'adolescence,

· le risque LNH progresse avec la taille :

· les adolescents de petite taille ont un risque réduit de 25% de LNH plus tard dans la vie,

· les adolescents de grande taille, un risque accru de 28%.

· En fin de compte, l'excès de poids et de taille pèsent pour 6% et 3% de tous les cas de LNH respectivement.

Cependant, les mécanismes sous-jacents à cet impact des anomalies de croissance reste mal compris. Les chercheurs suggèrent que l'alimentation, durant la petite enfance pourrait avoir un impact, mais cela reste à démontrer. Ce qui est certain, concluent les auteurs, c'est que l'obésité et le surpoids à l'adolescence sont des facteurs de risque de lymphome non hodgkinien, tout autant que de diabète et de maladies cardiovasculaires.

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