Actualités

MALADIE du FOIE GRAS : La kisspeptine réduit la graisse et la fibrose

Actualité publiée il y a 6 mois 4 semaines 16 heures
Journal of Clinical Investigation
Mieux connue comme l’hormone de la libido, la kisspeptine apparait ici comme une nouvelle piste prometteuse pour traiter les maladies du foie (Visuel Adobe Stock 339451205)

Mieux connue comme l’hormone de la libido, la kisspeptine apparait ici comme une nouvelle piste prometteuse pour traiter les maladies du foie. Cette équipe de gastroentérologues de l’Université Rutgers (New Jersey) documente ici dans le Journal of Clinical, les effets thérapeutiques de l’hormone, contre  la stéatose hépatique non alcoolique.

 

La maladie du foie gras non alcoolique, liée à l'augmentation de l'obésité et du diabète de type 2, est la forme la plus courante de maladie hépatique chronique : la maladie touche de 20 à 30 % des adultes des pays riches. Cette étude préclinique sur la souris qui apporte des preuves solides de l’efficacité précisément d’une version modifiée de l'hormone naturelle kisspeptine pour traiter la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) suggère une nouvelle réponse possible à la maladie. Une réponse également inattendue, alors que l’hormone kisspeptine déclenche la puberté et contrôle la fertilité et la libido chez l'Homme.

 

Autre particularité de la maladie du foie gras, outre sa prévalence élevée et croissante, c’est une affection « silencieuse » c’est-à-dire s’accompagnant de peu de symptômes aux premiers stades de la maladie. Son développement commence par l'accumulation de graisse dans le foie, entraînant un « foie gras », puis une inflammation du foie puis une stéatohépatite non alcoolique, puis, dans certains cas, une fibrose et une cirrhose voire un cancer du foie.

Actuellement, il n'existe aucun traitement curatif pour la maladie du foie gras

L’auteur principal, le Dr Moshmi Bhattacharya, professeur agrégé de médecine à la Rutgers étudie la kisspeptine depuis plus de 15 ans. Codée par le gène KISS1, l’hormone est aujourd’hui connue pour ses rôles clés dans le développement de la puberté, le maintien de la fonction reproductive mais aussi la libido et l'attirance sexuelle.

L’hormone révèle aujourd’hui une forte capacité à réduire la graisse et la fibrose hépatiques.

La preuve in vivo : des souris nourries avec un régime «occidental» riche en graisses et en sucre pour induire l'obésité et la maladie du foie gras, lorsqu’elles reçoivent la kisspeptine, s’avèrent protégées de la stéatose hépatique ;

  • Cependant, chez des souris privées de KISS1R (dans leurs cellules hépatiques) est supprimé des cellules hépatiques, la kisspeptine ne fonctionne pas et les souris développent une stéatose hépatique ;
  • précisément, la kisspeptine aide à réduire les graisses déposées dans le foie et permet d’inverser une maladie hépatique plus avancée.

 

Ces travaux désignent ainsi l’hormone comme un candidat possible pour lutter contre le foie gras, l'inflammation et la fibrose hépatiques.

Avec la perspective d’un impact favorable sur la santé et la vie de millions de personnes dans le monde.

Autres actualités sur le même thème