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MÉNOPAUSE : Pourquoi ce risque soudain de syndrome métabolique ?

Actualité publiée il y a 9 mois 1 semaine 6 jours
Menopause
Pourquoi la prévention du risque cardiométabolique doit débuter dès la quarantaine (Visuel AdobeStock_204069263)

Diabète, maladie cardiaque, la ménopause est une période de vulnérabilité métabolique, confirme cette étude canadienne. Ainsi, l'incidence du syndrome métabolique augmente considérablement autour de la ménopause puis progressivement avec l’âge et sa prévalence atteint les 40% chez les femmes âgées de 60 ans et plus. L’étude, présentée dans la revue Menopause, appelle à mieux comprendre les raisons de cette incidence mais soutient aussi les interventions sur le mode de vie qui peuvent être très efficaces.

 

La "périménopause" est une période de plus grande vulnérabilité à toute une série de problèmes de santé, relève cette nouvelle analyse des données de la Canadian Longitudinal Study on Aging. Parmi ces problèmes de santé, figurent le syndrome métabolique et ses comorbidités les plus fréquentes, dont l'hypertension, l'obésité centrale et l'hypoglycémie. L'incidence de ces troubles métabolique augmente ensuite encore avec l'âge avec un impact supplémentaire sur le risque de maladie cardiaque et de cancer, 2 causes majeures de décès chez les femmes.

Pourquoi la prévention du risque cardiométabolique doit débuter dès la quarantaine

De précédentes études ont déjà documenté une association entre le début de la ménopause et le développement du syndrome métabolique, indépendante du vieillissement. Cette étude qui analyse les données de plus de 10.000 femmes âgées de 45 à 85 ans confirme cette association.

 

Les interventions sur le mode de vie chez les femmes atteintes de syndrome métabolique apparaissent ici très efficaces à prévenir le diabète de type 2 et le risque cardiovasculaire. L'âge à la ménopause et l'utilisation de l'hormonothérapie sont également identifiés comme des facteurs pouvant médier la relation entre ménopause et déséquilibre métabolique.

 

Prenant en compte l'augmentation du risque cardiovasculaire associé au syndrome métabolique et le fait que les maladies cardiaques demeurent la première cause de décès chez les femmes,

 

les auteurs soulignent l’importance d’une surveillance métabolique autour de la ménopause mais surtout les interventions de réduction des risques, par le mode de vie, dès la quarantaine.

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