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MOBILE: Son usage excessif épuise le sperme

Actualité publiée il y a 3 années 8 mois 3 semaines
Reproductive BioMedicine

La conclusion de cette étude du Carmel Medical Center (Israël) est simple : les hommes qui téléphonent de leur mobile 1 heure par jour ont un risque multiplié par 2 d'avoir un sperme de faible qualité. Certes, il s’agit ici d’une association et les chercheurs ne nous apportent pas l’explication d’une relation de cause à effet. Cependant, ces conclusions, présentées dans la revue, reposent la question des effets des rayonnements électromagnétiques sur la fertilité masculine.

Il faut rappeler le contexte de baisse générale de la qualité du sperme au cours de ces 100 dernières années. Parmi les facteurs envisagés, le rayonnement électromagnétique lié aux radiofréquences émises par les mobiles a été évoqué. Il faut préciser que dans cette étude, les 106 hommes participants avaient déjà une histoire de troubles de la fertilité puisqu'ils fréquentaient une clinique spécialisée pour l'analyse de leur sperme. Lors de leur visite, ils ont été invités à renseigner par questionnaire leur utilisation du téléphone mobile mais aussi leurs données sociodémographiques, de santé et de mode de vie. Les participants ayant des problèmes de santé pouvant affecter leur fertilité, ont été exclus. Finalement, l'analyse a porté sur 80 hommes, âgés en moyenne de 35 ans. L'analyse identifie 2 liens entre l'usage du mobile et la concentration du sperme :


· un plus grand nombre de participants présentant une concentration anormale des spermatozoïdes utilisent plus d'1 heure par jour leur mobile pour téléphoner : c'est le cas 61% des participants avec concentration anormale de sperme, vs 39% avec concentration normale,

· beaucoup plus d'hommes avec concentration anormale déclarent téléphoner alors que leur mobile est en charge (2 tiers vs 1 tiers de ceux avec concentration normale),

· A noter : plus d'hommes avec concentration anormale sont fumeurs (57%) vs 43% avec concentration normale.

Ø En revanche, l'étude n'identifie aucune association entre l'usage du mobile et les autres critères de qualité du sperme (comme la morphologie des spermatozoïdes ou leur motilité), et aucune différence liée au port du mobile (dans la poche de pantalon par exemple).

Enfin, il faut relever les limites de cette étude, un échantillon somme toute limité et l'absence de corrélation démontrée. Cependant la conclusion des auteurs est claire : « certains modes d'utilisation du téléphone cellulaire peuvent entraîner des effets néfastes sur la concentration du sperme ». Il s'agit donc de poursuivre les recherches sur ces effets possibles.

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