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MYCOSE VAGINALE : Privilégier les remèdes naturels ?

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 4 jours
Conseil thérapeutique
Dans de nombreux cas de mycose vaginale, et hors récidive, le recours au médicament sur prescription, qu’il soit topique ou systémique, n’est pas toujours nécessaire (Visuel Adobe Stock 231311676)

C’est une affection "de l’été", associée à la chaleur et à l’humidité. 75% des femmes en souffriront au moins une fois au cours de leur vie et elle est le deuxième type d'infection vaginale le plus courant après les infections vaginales bactériennes : la mycose ou candidose vaginale, généralement bénigne, entraîne des symptômes qui dégradent la qualité de vie. Non traitée, elle peut induire des complications sévères. Cependant, son traitement en première intention peut être basé sur tout un spectre de produits naturels et en cas d’échec, de médicaments en accès libre (OTC). Huile d’arbre à thé, huile d'origan ou encore probiotiques, la littérature médicale confirme que dans de nombreux cas, et hors récidive, le recours au médicament sur prescription, qu’il soit topique ou systémique, n’est pas toujours nécessaire.

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La mycose vaginale est causée par le champignon Candida Albicans, naturellement présent dans différents organes, dont la bouche, la gorge, l'intestin et l’appareil génital. Différents facteurs (stress, immunité, grossesse, prise d’antibiotiques ou de contraceptifs hormonaux, hygiène, humidité…) peuvent modifier le microbiome génital et favoriser une multiplication excessive de Candida. Le développement de la mycose est caractérisé par différents symptômes dont les brûlures et démangeaisons vaginales, des douleurs au cours des rapports sexuels et des pertes anormales.

Si la candidose vaginale est généralement traitée avec un médicament antifongique local (appliqué à l'intérieur du vagin) ou par fluconazole par voie orale (1,2), certains produits naturels ou OTC se révèlent également très efficaces.

Ainsi, il existe une large gamme de médicaments antifongiques OTC (sans ordonnance) reconnus comme efficaces. Plusieurs études ont confirmé ainsi une efficacité équivalente des antifongiques de la famille des imidazolés actifs contre Candida albicans et l’une d’entre elle révèle que 45% des produits en vente libre au rayon hygiène féminine des pharmacies se révèlent efficaces contre la mycose vaginale (2).

Parmi les agents naturels suggérés comme efficaces par la littérature dans le traitement de la mycose vaginale,

figurent :

les probiotiques : certaines recherches ont émis l’hypothèse -qui reste à démontrer- que de la candidose pouvait également se développer en raison d’un trop faible nombre de lactobacilles dans le vagin ou en raison de la présence de lactobacilles vaginaux non producteurs de peroxyde d'hydrogène (H2O2). Des suppositoires à base de probiotiques bénéfiques au microbiote vaginal (Bifidobacterium animalis subsp. Lactis, Lactobacillus casei et Lactobacillus acidophilus) ont été documentés comme bénéfiques (4). Plus largement, certains probiotiques et les lactobacilles, en particulier, ont été étudiés avec de bons résultats, comme agents possibles pour la prévention des récidives. Ces probiotiques semblent pouvoir prévenir la colonisation et l'infection du vagin par C .albicans. Cependant, ces résultats doivent encore être confirmés par des essais cliniques. Le yaourt grec riche en Lactobacillus acidophilus acidophilus, sans sucres ajoutés, appliqué en local (avec un tampon par exemple) pourrait ainsi contrer la prolifération du champignon (5, 6,7).

 

L’huile d'origan (Origanum vulgare) est déjà connue pour son large spectre antimicrobien lié à sa teneur élevée en acides phénoliques. Une étude (8) a démontré in vitro et in vivo ses propriétés antifongiques. Ainsi, l'huile d'origan à 0,25 mg / ml permet d’inhiber complètement la croissance de C. albicans en culture et son efficacité thérapeutique a été démontrée chez la souris modèle de candidose systémique. (Cette huile est à utiliser comme une huile essentielle et non en application locale).

 

L’huile d’arbre à thé a également fait ses preuves -comme huile essentielle- et plus généralement contre les micro-organismes, champignons, bactéries et virus. Une étude (9) a démontré qu’un suppositoire vaginal à base d’huile d’arbre à thé peut contribuer à traiter les infections vaginales.

 

L’huile de coco (à préférer pure et « bio »), appliquée directement en local, a également été jugée efficace contre C. albicans (10).

 

L’ail enfin a montré son efficacité contre les infections à levures. Cependant la démonstration n’a été faite qu’in vitro. Une petite étude pilote, randomisée en double aveugle, menée chez 6 femmes atteintes de candidose vulvo-vaginale, réparties pour recevoir 3 comprimés d'ail ou un placebo par voie orale, deux fois par jour, pendant 14 jours, n’a pas apporté la preuve d'une différence entre la proportion de cas et de nombre moyen de colonies dans les deux groupes (11).

 

On retiendra donc qu’il existe plusieurs types de traitements contre la mycose ou candidose vaginale,

  • en libre accès et/ou à base d’extraits naturels conseillés par votre pharmacien ou votre pharmacie en ligne,
  • ou locaux (acide borique, nystatine ou flucytosine), et systémiques (fluconazole) conseillés ou prescrits par le médecin. Cet antifongique par voie orale reste le traitement de choix pour les patientes sujettes aux récidives (1).

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