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MYCOTOXINES : La machine à café pourrait nous rendre malade ?

Actualité publiée il y a 2 années 3 mois 3 semaines
Applied and Environmental Microbiology
a machine à café capable de créer les conditions idéales pour que des champignons « Fungus » se développent ?

La vapeur libérée par la machine à café capable de créer les conditions idéales pour que des champignons (Fungus) se développent puis produisent des spores fongiques aéroportées dangereuses pour nos poumons ? C’est un risque possible, évoqué par différents médias à partir de cette étude française de l’Université de Toulouse, menée précisément en laboratoire. Une recherche présentée dans la revue Applied and Environmental Microbiology qui montre que les champignons présents sur des surfaces de revêtement intérieur, dans des conditions d’humidité spécifiques (machine à café, bouilloire, douche), peuvent produire des mycotoxines assez petites pour être inhalées dans les poumons.

Les champignons peuvent se développer sur les surfaces de revêtement humides comme du papier peint. Cette étude a regardé si ces champignons dans des conditions d’humidité et de température élevées, comme celles recréées par une machine à café ou dans une cabine de douche pourraient produire des spores fongiques aéroportées et des toxines dangereuses pour la santé. L’objectif était également de vérifier si les particules toxiques étaient suffisamment petites pour atteindre les poumons.

Cette recherche menée en laboratoire -et non dans la vraie vie- constate que certaines vitesses aériennes peuvent en effet provoquer des vagues de mycotoxines aéroportées et que certaines des toxines sont suffisamment petites pour être inhalées dans les voies respiratoires. Les chercheurs toulousains ont travaillé à partir de 3 types de champignons d'intérieur Penicillium brevicompactum, Aspergillus versicolor et Stachybotrys chartarum. Ces champignons ont été incubés sur du sucre de pomme de terre pendant deux semaines à 25 ° C pour produire des cultures formant des spores. Les suspensions de spores ont ensuite été diluées et appliquées sur le papier mural. De petits morceaux de papier peint contaminé ont ensuite été placés dans des flacons pour maintenir le niveau d'humidité et incubés pendant encore 10 jours dans l'obscurité à 25 ° C. Après l'incubation, les chercheurs les ont examinés au microscope et constatent que les mycotoxines sont devenues aériennes lorsque de l'air humidifié est appliqué à une certaine vitesse sur les papiers contaminés. La taille des particules aéroportées a été mesurées à l'aide d'un compteur optique. La présence de mycotoxines a été déterminée à l'aide d'une chromatographie liquide.

Les chercheurs concluent ainsi que, dans des conditions humides, les surfaces intérieures comme le papier peint peuvent être colonisées par des champignons qui produisent des particules toxiques, dont certaines peuvent être suffisamment petites pour être inhalées. Si cette recherche reste expérimentale, avec des conditions optimales de température et d'humidité pour une croissance fongique maximale, elle suggère que certaines situations de la vie quotidienne, en recréant des conditions similaires, pourraient favoriser la production et l’inhalation de ces mycotoxines. Il reste néanmoins à vérifier ces phénomènes dans la vraie vie, par d’autres études et à ce stade on ne sait pas identifier précisément les situations à risque.

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