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NOCICEPTION : Découverte d’un nouveau centre cutané de la douleur

Actualité publiée il y a 9 mois 3 semaines 6 heures
Science
La sensibilité à la douleur ne provient pas uniquement des fibres nerveuses de la peau, mais également de « cet organe » de sensibilité à la douleur

La sensibilité à la douleur ne provient pas uniquement des fibres nerveuses de la peau, mais également de ce nouveau centre : « un organe » de sensibilité à la douleur découvert par cette équipe du Karolinska Institutet (Suède). Ces travaux, présentés dans la revue Science, vont totalement modifier notre compréhension de la douleur chronique et, plus largement, des mécanismes sous-jacents à toute sensation physique.

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L’auteur principal, Patrik Ernfors, professeur au département de biochimie médicale et de biophysique du Karolinska Institutet et son équipe, rappellent le fardeau croissant de la douleur chronique pour les patients et la société. Près d'1 personne sur 5 vit aujourd’hui avec une douleur et il existe un besoin considérable de nouveaux analgésiques. Cependant, rappellent également les auteurs, il ne faut pas oublier la fonction protectrice de la sensibilité à la douleur. C’est en effet une sorte d’alerte, une réponse réflexe qui permet d’éviter certaines blessures (comme le retrait de la main, par exemple, lorsque l’on se brûle). La douleur participe ainsi à la survie comme facteur déclenchant de la réponse aux stimuli aversifs.

Des cellules gliales spécifiques, intimement associées à des nerfs transmettent des données nociceptives

En identifiant un nouvel organe sensoriel capable de détecter des dommages mécaniques douloureux, tels que des piqûres ou des impacts, ces travaux remettent en question l’hypothèse selon laquelle des stimuli nocifs activent directement les terminaisons nerveuses sensorielles nociceptives de la peau.

 

Ce « nouvel organe » comme le décrivent les chercheurs est constitué par un ensemble de cellules gliales cutanées spécifiques, formant un réseau maillé au niveau du sous-épiderme de la peau et qui véhicule une sensibilité thermique et mécanique. Ici, l’équipe apporte la preuve de sa connexion fonctionnelle excitatrice directe avec les neurones sensoriels et de son rôle physiologique essentiel dans la détection des stimuli nocifs.

 

Bloquer ce réseau, c’est bloquer la sensation de douleur cutanée : les scientifiques décrivent ce nouvel organe sensible à la douleur, sa connexion avec les nerfs sensibles à la douleur dans la peau et expliquent comment l'activation de l'organe entraîne des impulsions électriques dans le système nerveux qui induisent à leur tour des réponses réflexes puis la sensation douloureuse. Les cellules qui composent l’organe sont très sensibles aux stimuli mécaniques, telles que les piqûres d’épingle et les pressions douloureuses. Lorsque les scientifiques bloquent ce réseau, ils constatent une diminution de la sensibilité à la douleur mécanique.

 

Ainsi, la sensibilité à la douleur ne provient pas uniquement des fibres nerveuses de la peau, mais également de cet "organe" sensible à la douleur. Une découverte importante qui pourrait donc modifier les stratégies de prise en charge de certains types de douleur chronique, associés aux plaies et aux lésions cutanées.

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