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OBÉSITÉ INFANTILE : Elle pourrait affecter le cerveau en développement

Actualité publiée il y a 2 semaines 5 jours 5 heures
JAMA Pediatrics
Existe-t-il vraiment un mien entre IMC et QI ? L’obésité pourrait bien affecter le développement du cerveau chez les enfants

Existe-t-il vraiment un mien entre IMC et QI ? L’obésité pourrait bien affecter le développement du cerveau chez les enfants, conclut cette équipe de l’Université du Vermont qui constate par imagerie un cortex préfrontal plus mince chez les enfants obèses. Des travaux, présentés dans la revue Pediatrics qui pour la première fois, apportent une explication biologique à la corrélation déjà bien documentée entre l'obésité et une fonction exécutive diminuée chez l'enfant.

 

Ainsi, un changement significatif dans la structure du cerveau, lié à un IMC plus élevé, précisément un cortex préfrontal plus fin contribuerait à expliquer ce lien, résume l’auteur principal, Jennifer Laurent, professeur agrégée au Département des soins infirmiers de l'Université du Vermont.

Ce n'est pas seulement le cœur qui est affecté par l'obésité, c'est aussi le cerveau

L’équipe a analysé les données de l'étude Adolescent Brain Cognitive Development (ABCD), une étude soutenue par les National Institutes of Health qui suit 10.000 adolescents sur une période de 10 ans. Tous les 2 ans, les participants sont interrogés, passent des tests, des examens d’imagerie cérébrale et des analyses biologiques. Les chercheurs qui ont ainsi analysé les données de 3.190 enfants âgés de 9 et 10 ans recrutés en 2017, confirment les conclusions d’études précédentes : les jeunes participants à IMC plus élevé présentent une mémoire de travail moins performante, telle que mesurée par un test cognitif de référence.

 

Un lien identifié entre IMC et « QI » : cette étude ajoute en effet un corrélat physiologique à ce lien, une signature dans le cerveau qui contribue à expliquer la connexion en question : l'épaisseur du cortex cérébral médierait la relation entre l'IMC et la fonction exécutive, écrivent les auteurs : « Nous constatons un amincissement généralisé du cortex cérébral chez les participants à IMC plus élevé et surtout dans la région préfrontale ». Ils rappellent que les fonctions exécutives sont des fonctions de « haut niveau » qui contrôlent notamment la mémoire et la capacité de planification.

 

Fonction exécutive réduite et mauvais choix alimentaires ?? Des recherches supplémentaires sont nécessaires mais « il se pourrait qu'un cortex préfrontal plus fin affecte la prise de décision chez certains enfants. Cela pourrait également expliquer des choix alimentaires malsains qui pourraient conduire à l'obésité ». Ou l'obésité induirait-elle des effets inflammatoires de bas grade, qui altèrent le cerveau à long terme ? Quel que soit le sens de la relation entre IMC et capacités cognitives, il s’agit d’encourager chez les enfants de manière proactive les régimes alimentaires équilibrés et la pratique de l’exercice.

 

« Ce que nous disons, c'est que, selon nos mesures, nous identifions une association qui mérite d'être surveillée. Comment et si cela se traduit par un comportement, reste à valider par de futures recherches ».

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