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OBÉSITÉ à l’ADOLESCENCE : La perturbation de l’appétit se lit dans le cerveau

Actualité publiée il y a 1 année 9 mois 1 semaine
RSNA
Chez les adolescents obèses, la connectivité est perturbée dans les zones du cerveau impliquées dans la régulation de l'appétit

Cette étude par IRM avancée révèle, chez les adolescents obèses une connectivité perturbée dans les zones du cerveau impliquées dans la régulation de l'appétit. Des données présentées à la Réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA) qui ouvrent la possibilité, en détectant par imagerie les changements du cerveau associés de prévenir de développement de l'obésité et de ses complications.

L'obésité a plus que quadruplé chez les adolescents au cours de ces 30 dernières années. Aux États-Unis, on estime que plus d'un tiers des enfants et des adolescents sont en surpoids ou obèses. Enfin, l’on sait bien que l’obésité à l’enfance et à l'adolescence est associée à un certain nombre de risques pour la santé, plus tard dans la vie, dont les maladies cardiovasculaires et le diabète.

 

L'étude menée à l'Université de Sao Paulo au Brésil auprès de 59 adolescents obèses âgés de 11 à 18 ans et 61 adolescents témoins en bonne santé, appariés pour le sexe, l'âge, la catégorie socioéconomique et le niveau d'éducation a évalué chez ces participants l'intégrité de la substance blanche du cerveau par imagerie du tenseur de diffusion (DTI). Cette technique d’imagerie permet de mesurer l'anisotropie fonctionnelle (AF), le mouvement microscopique, ou l'anisotropie, des molécules d'eau à l’intérieur et autour des fibres de la matière blanche du cerveau. Les valeurs AF basses indiquent une plus grande perturbation dans la matière blanche.

 

 

Cette analyse révèle une perte d'intégrité de la substance blanche dans plusieurs zones du cerveau chez les jeunes patients obèses. Comparé à ceux de témoins en bonne santé, les cerveaux des adolescents obèses présentent une réduction des valeurs de l’AF dans plusieurs zones du cerveau dont l'amygdale, l'hippocampe, le thalamus, le gyrus cingulaire, le fornix, l'insula, le putamen, le gyrus orbitaire et l'hypothalamus bilatéral. Or, plusieurs de ces zones sont impliquées dans la régulation de l'appétit, le contrôle des impulsions, les émotions et la récompense et le plaisir de manger.

 

 

Ces perturbations de la substance blanche dans les zones du cerveau impliquées dans le contrôle de l'appétit et des émotions systématiques chez les patients obèses vs témoins posent la question du sens de la relation entre ces anomalies cérébrales et le développement de l’obésité. Alors que la technique d’imagerie est encore peu accessible en pratique clinique, il semble peu probable de l’utiliser comme outil de détection de routine du risque d’obésité.

Cependant ces données peuvent avoir des implications importantes dans la recherche et la lutte contre l’obésité, en permettant d'identifier les changements du cerveau associés à l'obésité et de développer ainsi de nouvelles thérapies de stimulation ou cognitivo-comportementales ciblées.

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